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vendredi 20 avril 2018

Un journaliste autour du monde

Christophe Dabitch a 50 ans.
Un peu loin de la BD en ce moment, un peu loin de ses vieux amis...

Pendanx, Prudhomme, Dumontheuil et ?

lundi 4 octobre 2010

La bonne herbe

David Prudhomme est sous les feux de la rampe depuis la sortie de son Rébétiko. Il est de toutes les fêtes de la BD (primé à St Malo, Angoulême, dessiné ci-dessous à Bastia, invité à Poitiers, Nérac, bientôt à St Malo).
On le retrouve ici sous les bougies de l'amitié :

L'homme est bien entouré : il est dessiné ci-dessus par Rabaté, fils de la Loire comme lui. Et puis par ses collocs Pendanx et D'aviau.
Sans oublier son grand ami Dumontheuil :

Dumontheuil et Dabitch : Les souffleurs de la patrie dans La lunette #5 (2004)

Alors voilà. J'adore l'oeuvre de David Prudhomme. Et à chaque album, je suis surpris d'être autant ravi.
Lorsque j'étais malouin ou presque, et grand admirateur de Rabaté... j'avais tenté l'achat de Port Nawak lors d'un quai des bulles ou Prudhomme vaquait à coté de Rabaté (et à qui j'avais fait dédicacer une demi-douzaine de BD). Et puis je me suis plongé dans tous le reste.
Les "port nawak" de Pourquié ou Dumontheuil ne sont peut-être pas en relation avec la BD de Prudhomme... mais peut-être que si :

Et puis est arrivée La Marie en plastique, lue ici par Cyril Pedrosa dans Autobio.
Et Rébétiko, évoqué, par Dumontheuil dans Le landais volant.
De purs bijoux... dont la suite se fait attendre gentiment (un album qu'il dirige où interviennent Davodeau, Mathieu, Troub's, Dumontheuil, Guibert et Rabaté).

lundi 13 octobre 2008

Le port de la plume

En surfant sur mes liens, je découvre une sortie prochaine d'un album de Davodeau chez Futuro. L'histoire d'une quarantenaire qui remet tout en question, le sens de la vie, tout ça... La quarantaine, remettre tout en question... hum...
Pis je me dis, que peut-être, sur le site de Futuro, j'en apprendrais un peu plus sur la sortie du prochain album de David Prudhomme...
Le site, peu entretenu. Mais le blog :

nous en dit un peu plus long. Déjà qu'il faut attendre l'année prochaine.Et puis que Bordeaux fourmille d'auteurs.
Le concert de Moynot, dont Gnaedig parle, doit être celui du 26 septembre, au Molière. A moins qu'il ait complètement arrêter la BD pour la musique...

Bordeaux et Futuro, une association du tonnerre de dieu !
Je le redis ? La Marie en plastique est le meilleur album du monde de cette décennie... grâce à 2 auteurs que j'adore.

jeudi 18 septembre 2008

Lectures de septembre

Les emprunts :

Vous avez raté Thorgal parce que vous avez 20 ans, et que la série bat déjà de l'aile depuis... alors éventuellement lisez Aëla. C'est une tragédie, c'est de l'aventure où on lit plus souvent "dzing" que des phylactères. Mais la princesse est légèrement stupide, puisque ce qu'elle enclenche ne résout absolument pas son problème, au contraire. Et moi, le manque de crédibilité, ça me gêne. Le scénario est très classique, sans vraiment de pointe de fantaisie, sans qu'on connaisse vraiment les personnages... C'est le #1, peut-être faut-il laisser le temps au temps aussi...
Par contre, je dois avouer être agréablement surpris du tournant graphique du rennais Stéphane Duval. J'en étais resté au désastreux Janet Jones. J'étais mal pour lui aux festivaux, toujours seul, abandonné des lecteurs... On lorgne du coté de Mezzomo qui lorgne du coté d'Hermann...
Bon, malheureusement, les couleurs à l'ordi sont toujours hors sujet.
Duval et Bertho : Aëla
#1 : Princesse Viking - 2006, Dupuis - Repérages
7/20


Alors voila : je ne suis pas fan de Corbeyran. Mais ici, le voila accolyté de Hamm, et au dessin, quelqu'un qui me fait penser à Varanda et à Florence Magnin. C'est étrange, entre élégance et bancalisme, virtuosité et maladresse.
Le scénario, une fois de plus ne casse pas 3 pattes à un canard. C'est le début, une fois de plus, ça peut devenir bien : tous les ingrédients sont là. Nostradamus, des héritiers qui doivent se retrouver, accomplir quelque chose qu'ils doivent découvrir...
Mais je sais pas pourquoi, je crains le pire.
Grun, Hamm et Corbeyran : La conjuration d'opale
#1 : Le serment - 2005, Dargaud
8/20


Je ne savais pas en l'ouvrant, que j'aurai droit à une leçon d'histoire. Et l'histoire de la BD me passionne. C'est donc un livre à ne pas forcément mettre entre toutes les mains : ça peut devenir vite assez ch pénible. C'est l'histoire de Clerc à Métal hurlant, aux cotés de Dionnet et Manoeuvre. Entre la sape et la musique, Clerc nous déroule l'histoire du journal, sa rencontre avec Chaland et l'école de Marcinelle, le début du revival Ligne claire... Le ton est très décalé, c'est très agréable à lire.
Pour les amateurs seulement.
Tiens, comme pour le Futuro de Cestac, ce ne sont pas les Humanos qui éditent ce livre !!! Le monde est fou.
Clerc : Le journal
2008, Denoël graphic
12/20


Enfin un Goossens qui ne fait aucun doute. A force de lire que la nouvelle BD le porte aux nues, je tombais de déception en déception. Là non. C'est drôle, le rythme est soutenu, je ne me suis pas ennuyé une seconde (pas comme d'habitude). C'est de l'humour absurde avec de beaux dessins.
Goossens : Georges et Louis
#6 : Panique au bout du fil - 2006, AUDIE
12/20


Les achats :

Trop long, beaucoup beaucoup trop ! L'exercice n'est plus drôle. Les amis froids, avec énormément de recul sur la relation, beaucoup trop de froideur...
Il est génial pourtant Ayroles !!!
Ayroles : Les amis
2008 - L'association - Côtelette #24
8/20


Les capu, j'y vais le dimanche matin, acheter mes fruits et légumes bio, boire un ptit café, acheter du pain... Ce livre n'est pas une BD, c'est un reportage sur le ventre de Bordeaux. On y trouve cependant des petites histoires, photos ou illustrations des coloc' de Dabitch, grand organisateur de ce bouquin. C'est quand même un peu pour les bordelais, pour les amateurs de la petite histoire des hommes...
Dabitch et cie : Les capucins
2005 - Le cycliste


35 € pour 15 albums !!! Bon, j'en avais déjà 2, mais quand même : 35 € pour 13 albums ! Et pas n'importe quoi : la géniale série du très méchant Abuli (tueur de sang froid) mis en image par l'excellent Bernet, et un peu par Toth. C'est une BD essentielle !
Le hic ?
L'objet est illisible. Enfin, faut lire assis. J'insomnise, mais là non, impossible : trop lourd. Rendez-vous compte : 15 BD, même les 2 que j'ai déjà pèsent. Mais bon, 35 €, y a pas photo.
Bernet et Abuli : Torpedo
Intégrale ! 2006, Vents d'ouest - Turbulences
15/20


Boulet s'explique sur ce livre : il avait dit que son blog resterait électrique, heureusement voilà un bouquin en papier d'arbre. Je préfère sa démarche à celle du shampouineur, qui se sert de son blog comme prépublication. Alors, tout n'est pas encore très drôle, il en est encore aux "posts" des blogueurs de base qui racontent leurs bobos, la nouvelle déco de leurs WC...
Mais voila, j'adore Boulet depuis le début.
C'est assez intelligent, c'est bien fichu, le trait sait être très beau.
Boulet : Notes
#1 : Born to be a larve - 2008, Delcourt - Shampoing
12/20

samedi 21 juin 2008

Dédicace en fanfare

Dumontheuil et Pendanx à la rue, en début d'aprèm. A l'ombre pour 2 petites heures, avant de rentrer  à l'intérieur... C'est l'été, non ?

Et puis, David et Christophe sont passés en coup de vent...

David, arrêté 2 mois pour cause d'épaule cassée, une Marie peut être adaptée à la télé, Les petits ruisseaux en tournage peut-être cet été... Pfouit, fait vraiment trop chaud, hop à la douche.

vendredi 9 mai 2008

Lectures de mai

Lors de l'escale du livre, Dabitch était intarissable sur son tout nouvel ouvrage. Encré dans l'histoire, il était parvenu à nouveau à dérouler le fil de la petite histoire. Dabitch est passionnant.
Le livre commence sur un flash-back : on est sur une île au large de l'Australie (tiens, comme dans Lost). Puis, le narrateur nous dit que le bateau, qu'on va prendre dans un instant, va couler. Le narrateur devient historien, me raconte une histoire vraie, et en souligne les traces d'ombre. Sauf que moi, lecteur, je ne suis pas historien, et je me fous que l'histoire que je vais lire soit vraie ou pas. Vérité, légende, imaginaire... peu importe ! Un récit est un récit... Si Dabitch veut nous épater de ses recherches longues et fastidieuse de petit rat de bibliothèque, grand bien lui fasse... Sauf que ce n'est pas ça qu'on est venu chercher dans ce livre. Bon, heureusement, le narrateur/chercheur s'éclipse assez vite. Et on part en voyage... La voile gonfle... Mais les auteurs oublient les personnages, et surtout, le héros... Pour se consacrer à la description du voyage, comme s'il pouvait se dérouler sans individualités... Et plutôt que de nous montrer comment le héros évolue, ben paf ! ils nous disent qu'il a évolué... C'est nul.
Mais ! Surtout, c'est quoi ce dessin ! La peinture directe (très belle) efface le crayonné, d'accord, mais quel besoin de retracer ces milliers de traits noirs, à l'ordinateur, qui rendent le tout moche. Moche moche moche !! Pourquoi personne ne le lui a dit !! Pendanx a du mal avec les proportions, la perspective, l'anatomie (l'enfant semble naitre de la poitrine)... Le dessin ne rattrape pas l'inhumanité du récit, bien au contraire !!
Très décevant !
Pendanx et Dabitch - Jeronimus
#1 Un homme neuf - 2008 Futuropolis
7/20

 
Je n'ai jamais lu de BD de Micol, et pourtant j'en ai ouvertes ! Les dessins de couverture me faisaient penser à du Blutch & fils, mais l'intérieur, gavé de traits, hachures, était peu lisible. Ici, Micol peint, et c'est quand même carrément mieux. La BD s'ouvre sur des iceberg anguleux qui se battent, un peu comme le trait de Micol, qui peut devenir parfois très maladroit. Son dessin est là pour soutenir le récit de David B.
On peut le rapprocher de La révolte d'Hop-frog, parce qu'on a des sorte de cow-boy, et des indiens mystérieux. Et puis cette rage à détruire les objets, et la présence de Lowatt... on est dans une sorte de prolongement. Chez David B, la magie et les mystères occupent souvent une place importante, quand les rêves ne prennent pas tout l'espace. Les personnages sont là, dans ce chateau en forme de nasse, attiré et coincé, avec des buts opposés ou inconnus... Un nid de vipère qui attend la cérémonie, l'archer rouge, ou autre chose encore...
Du bon David B. !
Vivement la suite.
Micol et David B - Terre de feu
#1 L'archer rouge - 2008 Futuropolis
12/20


Casterman est tout fier de cette nouvelle collection d'adaptations de romans noirs. Il y avait le Lax, mais Baru, chuis fan, alors je me jette dessus. L'intro nous prévient que dans les romans de Pelot, ça finit plutôt mal... ben on n'est pas déçu du voyage...
Sauf que voila, c'est très court. Ou alors peut être trop court. Il y a 75 planches tout de même, généralement découpées en 3 strips de 1 à 2 cases. Ce qui équivaut habituellement chez Baru à 33 planches ! Donc c'est quand même un peu court... Alors on est juste spectateur de la cascade d'évènement qui aboutissent au feu d'artifice final... Il manque la dimension Rabatéenne.
Malgré tout, le couple de marginaux est assez bien décrit, et on les devine un peu. Les coups de gueule résonnent, et le personnage qui prend de l'ampleur à la fin du bouquin, dans l'accomplissement de sa quête, devient un peu humain (et le "clic, clic" final est assez drôle).
Le dessin est toujours aussi beau...
Baru, chuis fan.
Baru et Pelot - Pauvres zhéros
2008 Casterman/Rivages, Noir
12/20

jeudi 1 novembre 2007

La ligne de fuite

J'ai mis plus de 10 jours à lire cette BD. Un peu chaque soir, un peu de temps en temps. Elle ne s'y prêtait pourtant pas.
On voyage. Dabitch aime les voyages. On voyage d'abord à travers les mots, les poésies de Rimbaud, les fausses poésie du Rimbaud disparu. Car les décadents veulent faire vivre leur poète préféré, malgré tout. Y compris cette vieille chouette de Verlaine, qui finalement prendra un peu de distance.

Adrien, faussaire en chef (personnification, pour les besoins du récit, du groupe de plagiaires décadistes) décide de partir à la recherche du fameux. Il visite sa famille, à Charleville, puis direction Marseille. Et l'Afrique. Il rencontre ceux qui l'ont connu, ceux avec qui il est en "affaire"...
Adrien a été Rimbaud, Adrien cherche Rimbaud...

Adrien se trouve enfin. On le voit seulement se dégager de cette voie périlleuse, mais comme on sait qui il est vraiment, on devine qu'il va s'en sortir. Qu'il va enfin vivre pour lui.
On ne voit jamais l'excellent. On sait juste ce qu'il est devenu. Un traffiquant, un homme cupide. Un non-poéte.

Le trait de Flao, devrais-je le redire, est beau, élégant. Le crayonné toujours apparent sous la couleur donne un petit air de pas fini, surtout pour les décors, qui ne sont pas finis. Il saisi les expressions, les moments simples comme personne :

C'est beau.

Dabitch s'est documenté, a tout lu, c'est un puit, on se régale à l'écouter. On ne sait pas pourquoi le mythe est né. Enfin, ça en a intéressé plus d'un. Parce que l'homme était mignon. Parce qu'il a tenté l'aventure, vraiment, mieux que Baudelaire 40 ans plus tôt.
Amer savoir, celui qu'on tire du voyage, on est toujours et partout dans un oasis d'horreur dans un désert d'ennui. Mais mais mais, c'est du Manset ! Le pire est à craindre et le meilleur derrière soi ! J'aime Baudelaire, mais j'ose dire que je ne comprend rien à Rimbaud ! Mais rien de rien, sans doute parce que je suis trop fatigué, trop fainéant... Bon. Et à priori l'homme était quand même une crapule. Et toujours cette question de l'homme et de l'artiste. On est ce qu'on fait, on fait ce qu'on est... Je crois quand même que j'ai du mal à aimer l’œuvre d'un salaud. Je prends le tout. Je peux désaimer...

Manset, peut-être pas...

lundi 15 octobre 2007

Point de fuite pour les braves

Benjamin Flao, le breton, a rencontré le voyageur bordelais Dabitch au festival Etonnants voyageur de St Malo.

Parait alors cet ouvrage chez Futuro : La ligne de fuite. C'est encore un voyage. D'abord dans le temps, puis à travers l'Afrique à la recherche de Rimbaud. J'adore le trait de Flao. Et Dabitch est envoutant, passionnant...

Les deux auteurs étaient samedi à Bédélire.