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jeudi 20 février 2020

Devine qui va morfler ce soir

Enrique Sánchez Abulí a 75 ans aujourdhui.
Il est l'auteur de Torpedo, la fabuleuse série, magnifiquement mise en image par Jordi Bernet

ainsi que de tas d'autres récits.

Des bijoux dans ma bibliothèque, comme peut l'être Laguibole dessiné par Rossi, étonnamment passé inaperçu. Mais les lecteurs sont des ânes.

jeudi 27 août 2009

Lectures, le retour

Bin malgré les vacances, les attentes des trains en provenance de Montpellier en retard d'1h30, les sorties ciné au ralenti, je n'ai finalement pas lu grand chose...

Guerre à la terre faisait parti d'un lot acheté dans un vide grenier (Agrippine, Patamousse de Calvo, Dan Dare de Hampson pour seulement 2€). Bon, c'est un scénario de Marijac (seul scénariste a avoir obtenu le grand prix d'Angoulême) dont je n'avais jamais rien lu... je me cultive... C'est assez aride, sans trop de dialogues, avec des ellipses toutes les 3 cases...outch ! Je ne l'ai pas fini, d'autant que cette histoire se termine dans un tome suivant (que je n'ai pas).

Je complète ma collec de Rossi... ceux-ci, je les avais déjà lu, me manquent juste le #2 de Frederic Joubert, et un ou deux Chariot (dont l'intégrale sort à la rentrée).

Je ne connaissais pas Alex Magnum, mais "Abuli" a suffit à me décider à l'acheter (5€ chez mon libraire d'occaz bordelais antipathique)... Ca ne vaut pas Torpedo, bien sûr (je viens de finir le pavé de l'intégrale), mais c'est aussi violent, cruel, et drôle !

Le bouquin de Veyron n'est pas une BD, il contient des illustrations parues dans libération (et ailleurs), où Veyron dissèque ce qui me plait le plus chez lui : le langage.

Avec ce 4ème tome des aventures de Blanche Epiphanie, ma collec est complète. Et j'adore toujours autant l'humour discret de Lob.

J'ai découvert Roca avec les récentes rues de sable, que j'avais bien aimé. Cette histoire-ci est brodée autour de la vie de Dali, avec des scènes de cauchemar nauséabondes, des mises en scène de pauses macabres... La fraicheur est apportée par le nouveau jeune secrétaire du Maître, et une jeune femme du village de pêcheurs, qui finira malheureusement en femme à tirroirs... C'est un livre assez angoissant, un peu sulfureux... auquel je préfère largement son jeune frère.

Au milieu de ces vieux bouquins achetés sous la poussière, un achat récent (le jour de sa sortie) du livre de Pedrosa, dont j'avais adoré le #1 (je n'ai pas du tout accroché à sa brigade paraissant dans Spirou, et finalement, je ne suis pas un grand fan de ses bouquins). Ca a bien commencé... et puis c'est devenu un peu mou... rigolo, mais mou.
Mais bon, un écolo dans le fluide de l'écolo Tinlot, ça ne se boude pas !

Restent sur ma table de chevet : le schtroumpf #25 sur Giraud (que je feuillette de temps à autre), le #5 de Morgan (sous une couv putassière, et des pages qui se décollent : Soleil !), les bouquins du vide grenier et les filles perdues...

lundi 25 février 2008

Lecturas de febrero -4

A bout portant est une des multiples série non suivies chez Soleil. C'est la politique de Boudjellal : du chiffre, tant pis pour le lecteur, et l'auteur qui voit parfois ses bouquins chez le soldeur dès sa parution... Bon. A bout portant est la traduction de 100 bullets, série apparemment mythique, chez DC. L'histoire se passe à Chicago, dans l'univers de gangsters et de flics véreux, avec des trahisons familiales, des vengeances... Il y a ce flic mystérieux, qui aide la gamine à sa sortie de prison, en lui donnant l'identité des meurtriers de son mari et de leur fils, et 100 balles, non identifiables, avec qui elle peut tuer qui elle veut... Et le coup de théâtre final, où on découvre que son propre frère a été à l'origine de cet assassinat... Le dessin de Risso est toujours aussi beau, un peu gâché par les couleurs, lui tellement noir et blanc... L'histoire, un peu trop bang ! pif ! ouille ! est sauvée par cette autre dimension, entre responsabilité face à la vie, désir de vengeance... La traduction donne un ton assez peu naturel, et c'est dommage.

Risso est argentin, et je ne sais pas s'il y vit toujours. C'est le jeunot de la bande qui va suivre (il est né en 59, alors que les autres sont nés dans les années 40). Azzarello est américain, du coté de Chicago, et très DC Comics.

Risso et Azzarello - A bout portant
#1 Premier sang - 2001 Soleil
10/20

La dernière récré se passe demain, après les retombées d'une bombe qui ont fait disparaitre tous les adultes ayant atteint l'âge de se reproduire. Les gamins se retrouvent à la rue, livrés à eux même, plongés dans une jungle qu'ils recréent. La loi du plus fort, la ruée sur les provisions dans les magasins... Les enfants apprennent la violence, ce qu'est la mort, et voir un enfant jouer nous parait tout à coup incongru ! Les enfants ont peur de grandir, parceque l'adolescent meurt, foudroyé raide dans son pantalon.
Ce livre porte un regard très sombre sur l'humanité, sur cette construction de société, où la propriété est le vol et la mort de l'autre. Mais il y a ce groupe de gamins, soudés, prêts à partager... qui est notre lueur d'espoir... Et leur lueur d'espoir clos l'album, lorsque deux jeunes, nus, s'enlacent, et ont l'air de pas mourir...

Altuna et Trillo sont argentins, nés au début des années 40. Altuna ne commet que des chefs d'oeuvre. Trillo, scénariste très productif, a parfois des ratés, mais est génial !!

Altuna et Trillo - La dernière récré
1986 Glénat, collection Grand chapitre
15/20

L'univers de Bernet est très sombre. C'est un auteur espagnol, qui a sombré malheureusement dans la facilité avec Claire de nuit et Bang bang !, séries de filles à poil.

 
Kraken, scénarisé par Segura, autre espagnol éminent, se déroule dans les égouts d'une grande ville, où on suit une patrouille chargée de détruire un Kraken. On l'oubli assez vite finalement, mais l'odeur d'égout reste là, entre assassins, flics corrompus et diplomates véreux. Bon, on se demande comment la ptite pépé se retrouve à baigner dans les eaux sales en mini-short, et les seins à l'air... Mais les histoires courtes sont bien ficelées, et le dessin de Bernet au top.

Bernet et Segura - Kraken
#2 Le meilleur flic de la ville - 87 Les humanos, collection Métal
#3 La patrouille de l'horreur - 88 Les humanos, collection Métal
13/20


Mais c'est quand même un cran en dessous de Torpedo. Avec son héros cruel et méchant, égoïste et sans pitié. Le ton est très drôle, les idées de mise en scène, de récit sont géniales. L'humour de Spoon et White, la violence cruelle et réelle de Polstar en sont très proche.
Abuli (franco-espagnol) a réalisé dernièrement une série avec le breton Rossi, Laguibole, un peu décevante.

Bernet et Abuli - Torpedo 1936
#10 Dieu reconnaîtra les tiens ! - 90 Comics USA (Glénat ?)
14/20


Je me suis régalé de ces lectures, et ces auteurs argentins et espagnols méritent vraiment une reconnaissance plus importante qu'elle ne l'est. Glénat a beaucoup fait pour eux, et pour les italiens (la collection Grands chapitres est un bonheur).