J'ai vu globalement de très bons films au ciné. En début de mois : Junior, Yannick, On dirait la planète Mars et ces 2 dernières semaines, : La voie royale, Un coup de maitre (pas vraiment), Les herbes sèches (trop long pour moi), Sabotage, Sages-femmes (en avant-première - je venais juste de voir Les ogres) et Anatomie d'une chute.
Je viens de voir le DVD de Quartier lointain, que je n'avais pas eu envie de voir au ciné à sa sortie (il y a plus de 10 ans). Un peu moins émouvant que la BD me semble-t-il... mais faudrait que je la relise... Il me semble que le récit passe mieux en BD.
En fin de film, on a droit à une belle apparition :
Jiro Taniguchi dans le film de Sam Garbarski
Affichage des articles dont le libellé est Tanigushi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tanigushi. Afficher tous les articles
dimanche 27 août 2023
samedi 25 mars 2023
dimanche 14 août 2022
L'homme qui dessinait
Jira Taniguchi est né il y a 75 ans.
Chermobil, Vanello et Perraux
Defline, Grenson et Lamare
Millotte, Matsumoto et Manel
Chermobil, Vanello et Perraux
Defline, Grenson et Lamare
Millotte, Matsumoto et Manel
vendredi 11 février 2022
samedi 29 septembre 2018
Haruka-na machi e
Il y a 30 ans, Quartier lointain débutait sa parution au Japon.
Boilet, Terreur et Deloupy
Dutreix, Olislaeger et Gerner
Roca, Reuzé et William
Boilet, Terreur et Deloupy
Dutreix, Olislaeger et Gerner
Roca, Reuzé et William
on y cause de
Boilet,
Deloupy,
Dutreix,
Gerner,
Olislaeger,
Reuzé,
Roca,
Tanigushi,
Terreur graphique,
William
lundi 14 août 2017
Quartier lointain
Jiro Tanigushi, décédé en début d'année, aurait eu 70 ans aujourdhui.
Boilet, Igort et Takahama
Case, Mendez et Morchoisne
Korkos et ?
Boilet, Igort et Takahama
Case, Mendez et Morchoisne
Korkos et ?
samedi 11 février 2017
L'homme qui part
Jiro ne tourne plus, le plus franco-belge des mangakas vient de mourir.
Son coté contemplatif m'a bien emmerdé dans L'homme qui marche... mais depuis, je suis devenu assez amateur de cet esprit, en particulier dans les films nippons. On oubliera son pillage de feignasse de Giardino... On se rappellera de Quartier lointain, et de son voyage dans le passé, au delà de la mort.
Dutreix : Impostures #2 p14
Son coté contemplatif m'a bien emmerdé dans L'homme qui marche... mais depuis, je suis devenu assez amateur de cet esprit, en particulier dans les films nippons. On oubliera son pillage de feignasse de Giardino... On se rappellera de Quartier lointain, et de son voyage dans le passé, au delà de la mort.
Dutreix : Impostures #2 p14
samedi 31 janvier 2015
Angoulême, 42ème et dernier tome
Cette année, Angoulême est quadrillé par les flics comme les bancs le sont de grilles. On se fait fouiller pendant des plombes par nos nouveaux très grands amis. Les vigiles sont bien vigilants : on est en sécurité, mais en dehors des endroits où on aurait aimé être.
L'absence de grand maitre de cérémonie qui aurait pu imprimer sa marque au festival est dommageable : il n'y a pas d'esprit. Des trucs éparses, très peu de choses intéressantes finalement... En particulier peu de rencontre dessinée (ça, vraiment, c'est génial comme idée) et de mon point de vue, peu de rencontres intéressantes...
Si quand même, jeudi en début d'aprem : Lastman et Trondheim
Je pensais que c'était une rencontre avec les auteurs de cette série géniale menée par Lewis mais non. L'animateur a tenté de trouver des liens entre ces deux mondes à tout moment... très artificiel, et complètement à coté de la plaque : il n'a été finalement ni question des trois gamins ni du grand président, pigiste pour 9èmeArt+.
Paumés dans la ville, nos pas ont été guidés par le phare-Gotlib vers la maison des 40 ans de Fluide Glacial...
Aucun intérêt.
A l'espace Franquin : 2 expos. Calvin et Hobbes (bon...) et Fabien Nury à travers ses dessinateurs... dont Christian Rossi et 8 belles planches de W.E.S.T.
Vendredi matin : expo Tanigushi au vaisseau Moebius.
Des tas de reproductions de planches au milieu de quelques originaux, une mise en scènes proche du néant (un petit jardin de sable), un film panégyrique abscons, aucune info sur sa méthode de travail (mais je crois que montrer un armée d'assistants recopiant des cases de Giardino ou des photos prises par le patron leur faisait un peu honte).
Dans l'aprem : une rencontre autour de la ligne claire avec de belles bourdes de l'animateur, un bel ordi à la pomme qui ne fit rien apparaitre sur le grand écran...
Mais des beaux échanges entre Benoit et Swarte.
Puis, comme d'hab, la remise du prix Tournebroche, remis à un bouquin édité par Atrabile (pour une fois, Frémion n'a pas distribué son communiqué de presse).
2 jours à Angoulême... ouf.
Je crois bien qu'avec Otomo l'année prochaine, ça risque de pas être bien mieux...
L'absence de grand maitre de cérémonie qui aurait pu imprimer sa marque au festival est dommageable : il n'y a pas d'esprit. Des trucs éparses, très peu de choses intéressantes finalement... En particulier peu de rencontre dessinée (ça, vraiment, c'est génial comme idée) et de mon point de vue, peu de rencontres intéressantes...
Si quand même, jeudi en début d'aprem : Lastman et Trondheim
Je pensais que c'était une rencontre avec les auteurs de cette série géniale menée par Lewis mais non. L'animateur a tenté de trouver des liens entre ces deux mondes à tout moment... très artificiel, et complètement à coté de la plaque : il n'a été finalement ni question des trois gamins ni du grand président, pigiste pour 9èmeArt+.
Paumés dans la ville, nos pas ont été guidés par le phare-Gotlib vers la maison des 40 ans de Fluide Glacial...
Aucun intérêt.
A l'espace Franquin : 2 expos. Calvin et Hobbes (bon...) et Fabien Nury à travers ses dessinateurs... dont Christian Rossi et 8 belles planches de W.E.S.T.
Vendredi matin : expo Tanigushi au vaisseau Moebius.
Des tas de reproductions de planches au milieu de quelques originaux, une mise en scènes proche du néant (un petit jardin de sable), un film panégyrique abscons, aucune info sur sa méthode de travail (mais je crois que montrer un armée d'assistants recopiant des cases de Giardino ou des photos prises par le patron leur faisait un peu honte).
Dans l'aprem : une rencontre autour de la ligne claire avec de belles bourdes de l'animateur, un bel ordi à la pomme qui ne fit rien apparaitre sur le grand écran...
Mais des beaux échanges entre Benoit et Swarte.
Puis, comme d'hab, la remise du prix Tournebroche, remis à un bouquin édité par Atrabile (pour une fois, Frémion n'a pas distribué son communiqué de presse).
2 jours à Angoulême... ouf.
Je crois bien qu'avec Otomo l'année prochaine, ça risque de pas être bien mieux...
on y cause de
*Angoulême,
Balak,
Benoit,
Rossi,
Sanlaville,
Swarte,
Tanigushi,
Torres,
Trondheim,
Vivès
jeudi 2 décembre 2010
Auteur lointain
Ça fait une éternité que je ne suis pas allé au ciné.
Je suis allé 5mn sur allociné (pas plus sinon l'ordi décroche) : je voulais voir la bande annonce de Lullaby, charmé par Clémence Poésy (In Bruges est un bijou !) entendu l'aut'matin sur Nova. Le film ne passe ni à Bordeaux, ni en Gironde. Et puis RED, histoire de voir si c'est un truc que je peux me faire avec mes fils.
Je viens de tomber sur la bande annonce de Quartier lointain, adapté du manga ! Ça alors ! Faire des films à partir de livres est le signe d'un manque cruel d'imagination (ce qui ne perturbe pas le bizness du cinéma mainstream), et un coup à décevoir tous leurs lecteurs... un peu casse-gueule, mais avec une promo déjà à moitié faites par le bouquin. Tanigushi est à la mode, une adaptation était probable...
Mais ça alors, ça m'a surpris :
Que vient fiche Frank dans cette histoire ?
Pourquoi a-t-il arrêté la BD ? On est bien d'accord (?) que depuis 10 ans, il profite de sa notoriété pour vendre ses dessins chez Maghen et compagnie. C'est pas ses puzzles de Broussaille ou son hypra-décevant Zoo #3 qui vont me consoler de son talent perdu. Sauf si on a de la thune, et qu'on peut se rattraper à ses magnifiques dessins hors de prix.
J'aime bien les dessinateurs qui offrent leur travail à tous. En ce sens, Le Gall et Frank me désespèrent.
Je ne suis pas assez fan de Tanigushi (quest-ce que je me suis ennuyé avec L'homme qui marche !) pour aller voir ce film...
Et cette fin d'année a l'air assez pauvre en nouveauté BD !
Je suis allé 5mn sur allociné (pas plus sinon l'ordi décroche) : je voulais voir la bande annonce de Lullaby, charmé par Clémence Poésy (In Bruges est un bijou !) entendu l'aut'matin sur Nova. Le film ne passe ni à Bordeaux, ni en Gironde. Et puis RED, histoire de voir si c'est un truc que je peux me faire avec mes fils.
Je viens de tomber sur la bande annonce de Quartier lointain, adapté du manga ! Ça alors ! Faire des films à partir de livres est le signe d'un manque cruel d'imagination (ce qui ne perturbe pas le bizness du cinéma mainstream), et un coup à décevoir tous leurs lecteurs... un peu casse-gueule, mais avec une promo déjà à moitié faites par le bouquin. Tanigushi est à la mode, une adaptation était probable...
Mais ça alors, ça m'a surpris :
Que vient fiche Frank dans cette histoire ?
Pourquoi a-t-il arrêté la BD ? On est bien d'accord (?) que depuis 10 ans, il profite de sa notoriété pour vendre ses dessins chez Maghen et compagnie. C'est pas ses puzzles de Broussaille ou son hypra-décevant Zoo #3 qui vont me consoler de son talent perdu. Sauf si on a de la thune, et qu'on peut se rattraper à ses magnifiques dessins hors de prix.
J'aime bien les dessinateurs qui offrent leur travail à tous. En ce sens, Le Gall et Frank me désespèrent.
Je ne suis pas assez fan de Tanigushi (quest-ce que je me suis ennuyé avec L'homme qui marche !) pour aller voir ce film...
Et cette fin d'année a l'air assez pauvre en nouveauté BD !
jeudi 8 janvier 2009
Le blues du cligneur
Voila-t-il pas que je photographie un clin d'oeil que je cherchais depuis longtemps :
qui m'a rappelé :
Je le met en ligne sur bdgest, me fends d'un jeu de mot fortapropos, et Rita Baga me balance dans un mur...
Déjà que c'est pas facile parce que :
- je ne connais pas toutes les BD, donc plein de clins m'échappent (je m'étonne !)
- je lis un navet de Soleil, où il y a une référence à une daube des Humanos que je n'ai pas lue... que je lirai dans 3 ans... cette référence, qui m'est passée sous les yeux me sera invisible à jamais !!
- le travail en studio rend l'origine du clin indéfinissable (qui dessine Van Melkebeke ou Jacobs dans Tintin ? Cubitus dans Achille Talon ?)
- alors en plus, si cet exemple n'est pas un clin d'oeil du japonais à l'italien, mais est le résultat de la copie des mêmes doc par les 2 auteurs... c'est plus possible !!!
La copie tue le clin d'oeil !!
qui m'a rappelé :
Je le met en ligne sur bdgest, me fends d'un jeu de mot fortapropos, et Rita Baga me balance dans un mur...
Déjà que c'est pas facile parce que :
- je ne connais pas toutes les BD, donc plein de clins m'échappent (je m'étonne !)
- je lis un navet de Soleil, où il y a une référence à une daube des Humanos que je n'ai pas lue... que je lirai dans 3 ans... cette référence, qui m'est passée sous les yeux me sera invisible à jamais !!
- le travail en studio rend l'origine du clin indéfinissable (qui dessine Van Melkebeke ou Jacobs dans Tintin ? Cubitus dans Achille Talon ?)
- alors en plus, si cet exemple n'est pas un clin d'oeil du japonais à l'italien, mais est le résultat de la copie des mêmes doc par les 2 auteurs... c'est plus possible !!!
La copie tue le clin d'oeil !!
dimanche 23 novembre 2008
Lectures de fin d'automne
Finalement, j'arrive à lire pas mal...
Exit Wounds, de Modan, avec un graphisme réaliste assez minimaliste, de grands à-plats, raconte l'histoire d'un homme en quête de son père. Un peu malgré lui, à reculon, il essaye de savoir si c'est bien son cadavre qu'on a trouvé sur le site d'un attentat. Une sorte d'anti-quête. Il découvre un peu son père sans qu'on ne le voit jamais, un peu lâche, avec la vie en Israël en toile de fond. Plutôt une bonne surprise.
Le régulateur, de Moreno et Corbeyran... euh... vraiment j'aime pas... Ces univers futuristes recomposés à partir d'éléments XIXè... Et ces couleurs horribles sur un dessin somme toute assez bancal...
Space Mounties, de Guilhem et Veys : j'avais détesté le 1er tome (j'avais mis 1/20 dans ma base de données pour bien me rappeler de ne pas le relire, pis, à la bibliothèque, j'ai pas ma base de données, alors j'ai emprunté le #3). Et alors j'ai bien aimé ! On rerouve le style parodique de Veys, que j'ai adoré dans le pince-sans-rire Philip et Francis. Bon, mais je crois que Veys est fluctuant : j'ai aimé et détesté de la même façon des Baker Street (avec Barral). Ce bouquin est une parodie des 7 mercenaires, avec des éléments de Star Wars, mais la bande est conduite par deux lâches, et un peu idiots... C'est assez drôle, avec un dessin assez agréable.
Tardi sort de sa mono-manie 14-18 pour pondre de temps en temps un Adèle Blanc-sec. Je viens de relire les #8 et #9, sans y prendre aucun plaisir. La mutitude de personnages, de renvois aux épisodes précédents, rendent la lecture pénible... d'où je me suis senti exclu...
Le chant des Stryges est une série que j'achetais, mais sentant le piège d'une série sans fin, j'ai laissé filer. Et dans ce #11, on n'avance guère ! J'aime assez Guérineau, même si ses personnages ont de grosses têtes, sont un peu patauds, mais la couleur, une fois de plus, me gêne au plus haut point ! Serait-ce LA série de Corbeyran ? Vivement de dénouement, pour voir s'il nous a bien mené en bateau, ou pas...
J'exagère, j'ai bien aimé Le cadet des Soupetard...
Oups ! et j'ai adoré ses Balaises longs courriers !
La Montagne magique, de Taniguchi est un remake de Totoro !
Les Picaros, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas lu, et la critique de Trondheim dans Désoeuvré me parait maintenant justifié. J'irai même plus loin : c'est nul ! Le dessin, l'intrigue, les rapports entre les personnages, leur caractère !!! L'album de trop ! Et je ne m'en rend compte que maintenant, 33 ans après ma première lecture !
Et mes deux derniers achats :
Deux nouveautés chez futuro, qui racontent un peu la même histoire... Un homme ou une femme, qui lâchent tout, pour vivre autre chose...
Jean-Claude sauve une femme, d'une dispute, et la cache dans l'apart d'un copain... Elle est paumée, et lui, un peu aussi. Il délaisse, puis abandonne femme et enfants. Et perd son boulot peu à peu... C'est une chute, une histoire assez sombre, illustrée par des couleurs sombres également, entre bordeaux et noir. Le mode de narration est rythmé, passant de sa vision à elle, à la sienne... et de plus en plus rapidement. Il la sauve, et elle se sauve... il la laisse se sauver !
Le dessin semble tiré de photos, et à part deux pages de "sexe", assez froides et parfaitement inutiles, il est très vivant... L'histoire très sombre... un bout de chemin d'une vie... et ça se passe à Bordeaux
Lulu lâche tout ! Elle pète un câble. Au départ, j'avais un peu d'antipathie pour ce personnage... Qui une fois de plus laisse mari et enfants sans nouvelles... Et puis on comprend qu'elle nait à la vie.
Le mode de narration choisi par Davodeau est un peu grossier. Ca partait d'une bonne idée : raconter son histoire par les témoignages de ses amis, les coups de fils qu'ils ont eu avec la fugueuse, la filature qu'ils ont fait... Et puis, ce déballage autour de la table fait assez artificiel, trop cérémonial. Malgré tout, les dialogues, les personnages (les 3 frères en particulier), le ton... j'ai retrouvé mon Davodeau (je vous rappelle mon désespoir à lire le pitoyable Géronimo ! 1/20 au bas mot). Mais je ne comprend pas cette femme, qui quitte ce bonheur nouveau, pour repartir à l'aventure...
Beaucoup de points communs entre les deux albums, mais l'un noir, l'autre plein d'espoir.... qui attend d'ailleurs sa conclusion dans un futur album...
S'il faut faire un choix, mais on n'est pas obligé, je préfère celui de Davodeau, plus fin je pense (les scènes "sexe" sont d'ailleurs joyeusement suggérées)... Et puis, plus lumineux (pas besoin de noir en ce moment moi...).
Exit Wounds, de Modan, avec un graphisme réaliste assez minimaliste, de grands à-plats, raconte l'histoire d'un homme en quête de son père. Un peu malgré lui, à reculon, il essaye de savoir si c'est bien son cadavre qu'on a trouvé sur le site d'un attentat. Une sorte d'anti-quête. Il découvre un peu son père sans qu'on ne le voit jamais, un peu lâche, avec la vie en Israël en toile de fond. Plutôt une bonne surprise.
Le régulateur, de Moreno et Corbeyran... euh... vraiment j'aime pas... Ces univers futuristes recomposés à partir d'éléments XIXè... Et ces couleurs horribles sur un dessin somme toute assez bancal...
Space Mounties, de Guilhem et Veys : j'avais détesté le 1er tome (j'avais mis 1/20 dans ma base de données pour bien me rappeler de ne pas le relire, pis, à la bibliothèque, j'ai pas ma base de données, alors j'ai emprunté le #3). Et alors j'ai bien aimé ! On rerouve le style parodique de Veys, que j'ai adoré dans le pince-sans-rire Philip et Francis. Bon, mais je crois que Veys est fluctuant : j'ai aimé et détesté de la même façon des Baker Street (avec Barral). Ce bouquin est une parodie des 7 mercenaires, avec des éléments de Star Wars, mais la bande est conduite par deux lâches, et un peu idiots... C'est assez drôle, avec un dessin assez agréable.
Tardi sort de sa mono-manie 14-18 pour pondre de temps en temps un Adèle Blanc-sec. Je viens de relire les #8 et #9, sans y prendre aucun plaisir. La mutitude de personnages, de renvois aux épisodes précédents, rendent la lecture pénible... d'où je me suis senti exclu...
Le chant des Stryges est une série que j'achetais, mais sentant le piège d'une série sans fin, j'ai laissé filer. Et dans ce #11, on n'avance guère ! J'aime assez Guérineau, même si ses personnages ont de grosses têtes, sont un peu patauds, mais la couleur, une fois de plus, me gêne au plus haut point ! Serait-ce LA série de Corbeyran ? Vivement de dénouement, pour voir s'il nous a bien mené en bateau, ou pas...
J'exagère, j'ai bien aimé Le cadet des Soupetard...
Oups ! et j'ai adoré ses Balaises longs courriers !
La Montagne magique, de Taniguchi est un remake de Totoro !
Les Picaros, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas lu, et la critique de Trondheim dans Désoeuvré me parait maintenant justifié. J'irai même plus loin : c'est nul ! Le dessin, l'intrigue, les rapports entre les personnages, leur caractère !!! L'album de trop ! Et je ne m'en rend compte que maintenant, 33 ans après ma première lecture !
Et mes deux derniers achats :
Deux nouveautés chez futuro, qui racontent un peu la même histoire... Un homme ou une femme, qui lâchent tout, pour vivre autre chose...
Jean-Claude sauve une femme, d'une dispute, et la cache dans l'apart d'un copain... Elle est paumée, et lui, un peu aussi. Il délaisse, puis abandonne femme et enfants. Et perd son boulot peu à peu... C'est une chute, une histoire assez sombre, illustrée par des couleurs sombres également, entre bordeaux et noir. Le mode de narration est rythmé, passant de sa vision à elle, à la sienne... et de plus en plus rapidement. Il la sauve, et elle se sauve... il la laisse se sauver !
Le dessin semble tiré de photos, et à part deux pages de "sexe", assez froides et parfaitement inutiles, il est très vivant... L'histoire très sombre... un bout de chemin d'une vie... et ça se passe à Bordeaux
Lulu lâche tout ! Elle pète un câble. Au départ, j'avais un peu d'antipathie pour ce personnage... Qui une fois de plus laisse mari et enfants sans nouvelles... Et puis on comprend qu'elle nait à la vie.
Le mode de narration choisi par Davodeau est un peu grossier. Ca partait d'une bonne idée : raconter son histoire par les témoignages de ses amis, les coups de fils qu'ils ont eu avec la fugueuse, la filature qu'ils ont fait... Et puis, ce déballage autour de la table fait assez artificiel, trop cérémonial. Malgré tout, les dialogues, les personnages (les 3 frères en particulier), le ton... j'ai retrouvé mon Davodeau (je vous rappelle mon désespoir à lire le pitoyable Géronimo ! 1/20 au bas mot). Mais je ne comprend pas cette femme, qui quitte ce bonheur nouveau, pour repartir à l'aventure...
Beaucoup de points communs entre les deux albums, mais l'un noir, l'autre plein d'espoir.... qui attend d'ailleurs sa conclusion dans un futur album...
S'il faut faire un choix, mais on n'est pas obligé, je préfère celui de Davodeau, plus fin je pense (les scènes "sexe" sont d'ailleurs joyeusement suggérées)... Et puis, plus lumineux (pas besoin de noir en ce moment moi...).
samedi 25 octobre 2008
Raging bulles d'octobre
Octobre s'achève sous un raging de bulles. Le trio d'animateurs, emmené par Eric, était exclusivement masculin : Dounia n'était pas là, mais finalement si, mais t'façon n'avait rien lu. Guillaume d'album, David d'Oscar et Emmanuel de Moynot.
On a commencé par le livre (Futuro ne dit plus "album" mais "livre", ça change tout ! déjà, s'ils commençaient à éditer un peu moins de daube...) le livre, je disais, de Denis. Moynot a trouvé le livre un peu long, mais a bien aimé. Moi, j'ai trouvé le livre long, mais c'est plutôt signe que je me suis ennuyé... Il trouve qu'il y a une certaine évolution, tout au long du livre, sur son rapport aux odeurs... C'est quand même un peu toujours la même histoire : Denis sent des odeurs (qu'on ne sent pas, nous), ça lui rappelle un truc. Voila. Le problème, c'est qu'on ne les sent pas. On assiste au spectacle de supernezman. Guillaume est allé dans ce sens. Mais tout le monde a loué le talent graphique du monsieur. Comme si ça lui autorisait tout...
Conseillé par les BDlire-manga, j'avais acheté Petite forêt de Igarashi, où les sensations sont milles fois mieux rendues !
David s'est emballé sur le Squarzoni. Il a mis ses pas dans son après-midi un peu couvert(e). A visité l'île avec lui... Partagé ses rencontres. C'est quasiment son bouquin préféré du raging.
Moynot ne connaissait pas l'auteur. Mais te l'a descendu en flèche, le pauvre garçon !! Il a effectivement mis le doigt sur des maladresses scénaristiques (la façon dont il devient prêt à être père), sur la pauvreté du dessin (du décalquage de photos) et des horribles effets photoshop (heureusement que le bougre ne lit pas d'héroïcfantasy - SF de Soleil-Delcourt-Humano). Il a trouvé ce livre vide, sans intérêt... Il a feuilleté par la suite Zapatta, qu'il a trouvé mieux. Et c'est vrai qu'il y utilise des parallèles, des trouvailles graphiques très intéressantes.
Guillaume, placé entre les deux autres chroniqueurs, était entre les deux. Trouvant le bon comme David, mais le mauvais comme Manu. Chic Eric a conclu qu'il ne fallait sans doute pas le conseiller. Il a essayé de faire le parallèle un peu facile avec Boilet, mais Moynot a enclenché sur Tito. Pour mettre d'accord tout le monde, ces 3 auteurs ne savent pas dessiner (si vous avez le temps, cliquez sur le lien "dédicaces" en haut à droite, vous y trouverez Boilet et Tito !). Ça n'empêche que j'adore Boilet comme Squarzoni.
Dog et Moi est un premier livre, édité par Sfar. L'auteur est prometteur, de l'avis de tous. En gros, ça veut dire que ce livre n'est pas abouti. Dounia, qui l'avait lu, a trouvé qu'il s'est perdu dans son road-comix, à croiser les rebondissements. Moynot a un peu tiqué sur le graphisme des personnages, où on sent trop le dessinateur qui cherche son style, et veut faire différent à tout prix.
Un auteur à suivre.
Boulet est un djeune, Moynot un peu moins : il ne l'a pas fini, n'a pas rit un seul instant. Bon.
Eric a posé la question de l'intérêt de publier un blog en papier. D'avoir la version sur 2 supports. J'ai fait le parallèle avec la prépublication en journal, parce que finalement, c'est juste l'objet qui change (se modernise ?). Je préfère un livre dans mon fauteuil. Surtout que c'est sous la pression des lecteurs (et si je l'avais eu en face de moi, j'aurais fait pareil) qu'il s'est décidé à passer au livre en papier. Le livre ne regroupe pas tous les "post" du blog... Comme toutes les pages de Spirou ne paraissent pas en album... Moynot regrette ce coté noble de l'éphémère, tué par le livre. M'enfin, c'est comme une photo de vacances... on aime bien retrouver les bons moments ! D'autant qu'un blog n'est pas éphémère, on trouve toujours un clic "archives". Si : celui de Trondheim l'est, mais qui est tout sauf un blog. C'est réellement une prépublication, parfaitement intéressé et mercantile (ah, ce mot est prononcé dans votre tête ici, il le sera sans doute plus tard avec son ami Sfar et son horrible petit petit prince).
Guillaume a suivi les aventures du blog, apprécie l'auteur et son parcours, mais étrangement, ne conseillera pas forcément cet album à ses clients.
Sfar et Trondheim, les trublions de la BD, auteurs ensemble du décevant Donjon-clac, sont à présents éditeurs. Dog et Moi chez Sfar et Boulet chez Trondheim. Depuis, le coté mercantile plane sur leur oeuvre, et c'est bien dommage.
Le promeneur est un autre homme qui marche. David se désole que Tanigushi soit allé chercher un scénariste qui raconte la même chose que lui... C'est le nième livre de la sorte (contemplatif) de cet auteur, et ça commence à bienffir. Moynot a eu la même impression, sans avoir lu autre chose du japonais !! Il a l'impression d'avoir été entrainé dans des endroits sans intérêt, où il s'est ennuyé.
Et là, je vais dire un truc sacrilège, pour tout lecteur de BD un peu éclairé : L'homme qui marche m'a immensément ennuyé. Ce chef d’œuvre, tour de force où l'auteur fait un bouquin sur le regard d'un type lors d'une promenade est chiant. D'autant que les mangakas ne sont pas des fortiches de l'ellispse. Ah oui, parce que ce promeneur était présenté comme étant un manga...
Et ma question : qu'est-ce-qu'un manga ? Ce bouquin cartonné, grand format, découpé à la franco-belge, n'en est pas un ! Je me souviens d'un débat stérile il y a quelques années sur un "manga" dessiné par 2 allemands, qui donc ne pouvait pas être un manga ! Tanigushi est nourri de franco-belge, de Tardi et Moebius... C'est le mauvais exemple...
Et le lourd :
Le Petit Prince, de Sfar.
Applaudi par Guillaume et David. Que la lecture de la BD a poussé vers le livre de St-Ex... Un djeune dans la salle a mis en évidence le paradoxe, sur l'intérêt du livre : c'est une bande annonce qui donne envie de lire le vrai livre. Ils n'ont pas aimé le livre, ils ont aimé le souvenir de leur lecture d'enfant...
Moynot n'a pas aimé.
Laurence dans le public est sortie de ses gonds au bout de 3 pages.
Moi pareil. C'est un sacrilège, une trahison. Guillaume dit que toute interprétation est une trahison. Et il a raison. Sauf que représenter St-Ex, la fleur, la fin... c'est changer le sens du livre.
Quel intérêt de faire ce bouquin ? Pour que les gamins qui ne lisent que des BD passent à coté de l'immense bouquin de St-Ex ? Faire de l'argent ? Sfar avait un besoin incontrôlable de faire sortir cette adaptation de ses tripes ? Il n'y a aucun intérêt en tout cas à le lire, on s'en aperçoit très vite.
Et c'est un livre attendu. Du pseudo-intello Sfar en prépublication dans télérama ! Comme si les pseudo-intellos de télérama pouvaient ne pas aimer Sfar (il faudrait d'abord que ces snobinards se posent la question). J'ai jeté récemment mes Chats du rabbin #4 et #5, et la vallée des merveilles... Sfar m'énerve, ne perd pas de temps à dessiner, à mettre en case, en page. Il pense que son instinct à raison. Ça donne un résultat illisible pour les autres, pour moi, en tout cas, depuis pas mal d'années (Les olives noires restent un chef d’œuvre).
Paraissant dans la nouvelle maison de Sfar, où il dirige Bayou, ce livre se place dans une collection d'adaptation littéraire en BD.
En tout cas, une belle idée de cadeau à l'approche des fêtes... Comme par hasard...
Et là, je vais dire un truc sacrilège, pour tout lecteur de BD un peu éclairé : L'homme qui marche m'a immensément ennuyé. Ce chef d’œuvre, tour de force où l'auteur fait un bouquin sur le regard d'un type lors d'une promenade est chiant. D'autant que les mangakas ne sont pas des fortiches de l'ellispse. Ah oui, parce que ce promeneur était présenté comme étant un manga...
Et ma question : qu'est-ce-qu'un manga ? Ce bouquin cartonné, grand format, découpé à la franco-belge, n'en est pas un ! Je me souviens d'un débat stérile il y a quelques années sur un "manga" dessiné par 2 allemands, qui donc ne pouvait pas être un manga ! Tanigushi est nourri de franco-belge, de Tardi et Moebius... C'est le mauvais exemple...
Et le lourd :
Le Petit Prince, de Sfar.
Applaudi par Guillaume et David. Que la lecture de la BD a poussé vers le livre de St-Ex... Un djeune dans la salle a mis en évidence le paradoxe, sur l'intérêt du livre : c'est une bande annonce qui donne envie de lire le vrai livre. Ils n'ont pas aimé le livre, ils ont aimé le souvenir de leur lecture d'enfant...
Moynot n'a pas aimé.
Laurence dans le public est sortie de ses gonds au bout de 3 pages.
Moi pareil. C'est un sacrilège, une trahison. Guillaume dit que toute interprétation est une trahison. Et il a raison. Sauf que représenter St-Ex, la fleur, la fin... c'est changer le sens du livre.
Quel intérêt de faire ce bouquin ? Pour que les gamins qui ne lisent que des BD passent à coté de l'immense bouquin de St-Ex ? Faire de l'argent ? Sfar avait un besoin incontrôlable de faire sortir cette adaptation de ses tripes ? Il n'y a aucun intérêt en tout cas à le lire, on s'en aperçoit très vite.
Et c'est un livre attendu. Du pseudo-intello Sfar en prépublication dans télérama ! Comme si les pseudo-intellos de télérama pouvaient ne pas aimer Sfar (il faudrait d'abord que ces snobinards se posent la question). J'ai jeté récemment mes Chats du rabbin #4 et #5, et la vallée des merveilles... Sfar m'énerve, ne perd pas de temps à dessiner, à mettre en case, en page. Il pense que son instinct à raison. Ça donne un résultat illisible pour les autres, pour moi, en tout cas, depuis pas mal d'années (Les olives noires restent un chef d’œuvre).
Paraissant dans la nouvelle maison de Sfar, où il dirige Bayou, ce livre se place dans une collection d'adaptation littéraire en BD.
En tout cas, une belle idée de cadeau à l'approche des fêtes... Comme par hasard...
Nous étions moins nombreux que le mois dernier, pour cause de Saint Malo peut-être (j'étais à 2 doigts d'y aller... pas toujours fidèle donc !)... Dumontheuil était parmi nous, découvrant une facette inconnue de son ancien colloc d'atelier.
Inscription à :
Articles (Atom)

















