Le scientologue a 60 ans.
Fabcaro, Maester et Pochep
Merwan, Sattouf et Micol
Drucker in Mad
Hachtman, Torres et Tulka
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dimanche 3 juillet 2022
jeudi 31 août 2017
lundi 18 janvier 2016
Otomoto
On approche du festival ! Otomo y est à l'honneur, en particulier avec une expo hommage.
Otomo customise un peu sa moto, en accueillant des visions différentes d'une quarantaine d'auteurs.
Augustin, Bannister, Bertail, Chabane et Debeurme
Critone, Fior, KJJ, Santos et Villani
Jurion, Kalonji, Levallois, Micol et Perriot
Otomo customise un peu sa moto, en accueillant des visions différentes d'une quarantaine d'auteurs.
Augustin, Bannister, Bertail, Chabane et Debeurme
Critone, Fior, KJJ, Santos et Villani
Jurion, Kalonji, Levallois, Micol et Perriot
dimanche 9 mars 2014
Le dernier Ptéro-guerrier
Il y a deux ans, des papiers hommages volaient en tout sens... Il y a deux ans, Jean Giraud mourrait. Depuis, le flot est retombé... alors que l'homme est toujours aussi grand.
Petit retour, donc, deux ans en arrière :
Lizano, Lauffray et Merwan
Ralph Meyer
Solé, Vadot et Vedrines
Petit retour, donc, deux ans en arrière :
Lizano, Lauffray et Merwan
Ralph Meyer
Solé, Vadot et Vedrines
samedi 28 janvier 2012
Samedi aprême à Angoulême
On arrive à 12h au conservatoire, assister à la rencontre dessinée avec Merwan. C'est au théâtre (on a mal lu le machin, ici c'est une rencontre avec Cestac et Benacquista... non, décidément : on va au théâtre).
Merwan fait un topo sur le #1 des autres gens (un truc mièvre à la Oh les filles !) et sort la liasse du #2, déjà tout crayonné. Il va refaire une case qui ne "fonctionne pas"... il explique pourquoi la lecture n'est pas fluide, et pourquoi il faut refaire le strip. Il est en transe, super enthousiaste quand il trouve la solution graphique.
Il encre au ras du sol :
Il aime expliquer son travail, au contraire du Oiry de la veille. C'était globalement très intéressant, les auditeurs ont tous bien apprécié.
Sous le théâtre, l'expo Sardon est très drôle/impertinente/maline :
Des panneaux de bons points sont disposés sur tous les murs. Ils vendent le bouquin sur le stand de l'assoce, et pour le coup, ça n'a aucun intérêt. Ces milliers de tampons auraient fait un bouquin génial :
Il y en a des tas !
Sardon a prévu des tampons pour des usages insolites : des titres farfelus ou des insultes insultantes :
Dehors, on sent déjà que la foule se compactise. Les restos sont plein à craquer, sauf ce petit truc un peu cher, du coup un peu vide. Allez ! C'est la fête ! On rentre. A la table à l'entrée, un type tout maigre tout raide. Tiens : à côté c'est Emile Bravo... mais alors (j'ai lu Mastodonte par Trondheim) ce gars droit comme un i, ce serait pas Niffle ? Trop fort ce Trondheim, il dessine un chien, je reconnais un homme ! L'année dernière on avait mangé à coté de Guarnido, jeudi c'était derrière Gendrot, et aujourdhui entre Spirou et un tiers de PLG. Angoulême, c'est la ville de la BD (on a entendu de ci de là des autochtones vociférer contre cet envahissement... et franchement, je les comprend).
Même pour un amateur comme moi : ce samedi est insupportable :
Et dire qu'on n'est pas rentré une fois (si : une fois au stand fnac pour tenter d'obtenir une invit à la cérémonie d'ouverture, qu'on n'a pas eu) dans les stand des éditeurs !
Bon, mon train est dans pas longtemps, on retourne à l'appart récupérer mes BD et mes dessins de Séverin, je dis au revoir à Angoulême...
Et Bordeaux m'attend...
Hé, c'est bientôt Bord'images !!
Merwan fait un topo sur le #1 des autres gens (un truc mièvre à la Oh les filles !) et sort la liasse du #2, déjà tout crayonné. Il va refaire une case qui ne "fonctionne pas"... il explique pourquoi la lecture n'est pas fluide, et pourquoi il faut refaire le strip. Il est en transe, super enthousiaste quand il trouve la solution graphique.
Il encre au ras du sol :
Il aime expliquer son travail, au contraire du Oiry de la veille. C'était globalement très intéressant, les auditeurs ont tous bien apprécié.
Sous le théâtre, l'expo Sardon est très drôle/impertinente/maline :
Des panneaux de bons points sont disposés sur tous les murs. Ils vendent le bouquin sur le stand de l'assoce, et pour le coup, ça n'a aucun intérêt. Ces milliers de tampons auraient fait un bouquin génial :
Il y en a des tas !
Sardon a prévu des tampons pour des usages insolites : des titres farfelus ou des insultes insultantes :
Dehors, on sent déjà que la foule se compactise. Les restos sont plein à craquer, sauf ce petit truc un peu cher, du coup un peu vide. Allez ! C'est la fête ! On rentre. A la table à l'entrée, un type tout maigre tout raide. Tiens : à côté c'est Emile Bravo... mais alors (j'ai lu Mastodonte par Trondheim) ce gars droit comme un i, ce serait pas Niffle ? Trop fort ce Trondheim, il dessine un chien, je reconnais un homme ! L'année dernière on avait mangé à coté de Guarnido, jeudi c'était derrière Gendrot, et aujourdhui entre Spirou et un tiers de PLG. Angoulême, c'est la ville de la BD (on a entendu de ci de là des autochtones vociférer contre cet envahissement... et franchement, je les comprend).
Même pour un amateur comme moi : ce samedi est insupportable :
Et dire qu'on n'est pas rentré une fois (si : une fois au stand fnac pour tenter d'obtenir une invit à la cérémonie d'ouverture, qu'on n'a pas eu) dans les stand des éditeurs !
Bon, mon train est dans pas longtemps, on retourne à l'appart récupérer mes BD et mes dessins de Séverin, je dis au revoir à Angoulême...
Et Bordeaux m'attend...
Hé, c'est bientôt Bord'images !!
jeudi 9 décembre 2010
mes lectures de 2010
Ca y est : je suis déconnecté !
Dans la sélection officielle d'Angoulême, je n'ai lu (et acheté) que 7 des 37 bouquins, alors qu'il me semble que l'année dernière je les avais tous lu. Dans la sélection patrimoine : 1 sur 8 et chez les jeunes : 2 lues (dont une achetée) sur 18 !
Le raging bulles bordelais auquel j'assistais régulièrement les années passées, ne chronique que des trucs à la mode de ne pas être à la mode (c'est un genre)... enfin, je veux dire par là : à la mode de télérama et des inrock.
Comme c'est la fin de l'année, c'est l'heure des bilans : j'ai l'impression d'être un grand acheteur, mais finalement, je n'ai acheté que 61 BD parues dans l'année (ça fait quand même 5 BD par mois), et ai réussi quand même à en emprunter 18 (les bibliothèques par chez moi ne sont pas branchées BD, et les nouveautés se font très rares).
Globalement, en arrondissant bien, je n'ai lu que 2% des nouvelles BD parues en 2010 ! De quoi mon avis peut-il bien être pertinent ? De quoi l'avis de quiconque pourrait-il être suffisamment étayé, complet pour avoir un sens ? On ne peut pas tout lire ! Pour ce faire, il faudrait lire 10 BD par jour !! Déjà moi, avec mes 5 BD par mois je rame !
Comme je n'ai pas beaucoup de mémoire, je les note de 0 à 20, pour me rappeler si ça m'avait plutôt plu ou pas. Comme je note sévère, un BD à 10/20 est plutôt bien. En dessous, c'est moyen, au dessus, c'est chouette à génial (je ne mets pas de 18 et plus). En gros, 1/3 de mes lectures est en dessous, 1/3 à 10, et le dernier 1/3 au dessus. M'enfin, cette année, comme je tenais un blog sur l'actu BD bordelaise, j'ai acheté des trucs locaux pour me tenir au courant, parfois sans grand espoir d'être chamboulé... Sans ça, le bilan aurait sans doute été plus positif (je suis quand même quelqu'un de positif).
J'ai aimé ces contes d'humanité :
Je me suis réconcilié avec Velhmann grâce à son Méliès (je suis toujours client de Duchazeau) et avec Gibrat grâce à Durieux. Le bouquin de Baru n'est pas génial, c'est du Baru classique quoi : honnête et sympatoche (mais son polar m'avait tellement déçu !). Le Football de Bouzard est poilant. Et encore, le sport me rebute : j'imagine que ça doit être encore plus drôle si on s'y intéresse un peu.
Vivès, dont l'univers manga/jeu-vidéo est tellement éloigné du mien arrive à m'enjouer toujours. Pour l'empire, réalisé à 4 mains est pas loin d'être un bijou (on verra avec sa conclusion prochaine). Sophia est une parodie de BD de genre (avec Barbarella à sa base) : c'est bien fichu, assez drôle... à retardement. Un truc que j'aurais bien vu chez Ferraille.
Tiens, les requins marteaux, puisqu'on en parle : les deux BD de cul parues dans l'année dans leur nouvelle collection sont autant différentes que bandantes intéressantes. Comtesse de Picault est très sensuel, et La planète des Vülves dans la ligne de Ferraille : un peu de cul, de la dérision, de la parodie (sinon c'est pas drôle).
Drôle, drôle !!
On n'est pas là que pour s'amuser !
Bien sûr, le graphisme de Bertrand n'est pas très enjouant... Tiens, comme Loustal. Mais ça n'empêche pas de faire de leurs ouvrages des moments de bonheur. En guise de Paringuaux, ici c'est Teulé qui s'y colle pour adapter son Montespan au destin tragique.
Cromwell adapte aussi : le célébrissime roman de Cooper, dans une sorte de TD (Tableaux Dessinés). C'est chez Soleil, et pourtant, c'est bien !
Peeters réussit un livre cohérent (j'ai été complètement écrabouillé par son Pachyderme). C'est bouleversant, c'est atroce, c'est affreux : c'est notre destiné !
Page noire est une excellente surprise. Pour boucler la boucle, comme pour Méliès : je savais que le dessin de Meyer allait me plaire, mais j'avais peur de Lapière (rien depuis Le bar du vieux français) et de Giroud (des séries à rallonge pas fameuses depuis ses aire libre avec Lax). Hé bien non ! C'est du tout bon ! Un "one shot" parfait !
Sinon quoi : Dead end de Paulette P., Mouton de Lucas, L'Apocalypse de Griffon, Omni visibilis de Bonhomme et Trondheim, Quai d'Orsay de Blain, Arq d'Andréas (chuis fan depuis que j'ai 10 ans alors...).
Des déceptions : Ca n'arrive qu'à moi qui avait bien débuté se termine en queue de boudin ! Blacksad pas du tout à la hauteur des 3 premiers tomes, Ken games pas au niveau de l'attente générée par les deux premiers !!
Des trucs que j'ai détesté : Les plumes d'Ayroles, La position de Tardi, Sarah Cole de Mardon, Top ouf de Trondheim, Felix de Wesel, les pixel vengeur de l'année, Le landais de Dumontheuil... Tous ces trucs achetés qui encombrent mes étagères de leurs mauvaises ondes (les 3 premiers) ou de leur pauvreté (les 4 suivants).
L'année prochaine, je ferai encore plus gaffe ! La surproduction créée un frein finalement... me voilà tout timoré chez mon libraire, tout perdu devant l'absence de critique (ou sa profusion, c'est comme on veut).
Dans la sélection officielle d'Angoulême, je n'ai lu (et acheté) que 7 des 37 bouquins, alors qu'il me semble que l'année dernière je les avais tous lu. Dans la sélection patrimoine : 1 sur 8 et chez les jeunes : 2 lues (dont une achetée) sur 18 !
Le raging bulles bordelais auquel j'assistais régulièrement les années passées, ne chronique que des trucs à la mode de ne pas être à la mode (c'est un genre)... enfin, je veux dire par là : à la mode de télérama et des inrock.
Comme c'est la fin de l'année, c'est l'heure des bilans : j'ai l'impression d'être un grand acheteur, mais finalement, je n'ai acheté que 61 BD parues dans l'année (ça fait quand même 5 BD par mois), et ai réussi quand même à en emprunter 18 (les bibliothèques par chez moi ne sont pas branchées BD, et les nouveautés se font très rares).
Globalement, en arrondissant bien, je n'ai lu que 2% des nouvelles BD parues en 2010 ! De quoi mon avis peut-il bien être pertinent ? De quoi l'avis de quiconque pourrait-il être suffisamment étayé, complet pour avoir un sens ? On ne peut pas tout lire ! Pour ce faire, il faudrait lire 10 BD par jour !! Déjà moi, avec mes 5 BD par mois je rame !
Comme je n'ai pas beaucoup de mémoire, je les note de 0 à 20, pour me rappeler si ça m'avait plutôt plu ou pas. Comme je note sévère, un BD à 10/20 est plutôt bien. En dessous, c'est moyen, au dessus, c'est chouette à génial (je ne mets pas de 18 et plus). En gros, 1/3 de mes lectures est en dessous, 1/3 à 10, et le dernier 1/3 au dessus. M'enfin, cette année, comme je tenais un blog sur l'actu BD bordelaise, j'ai acheté des trucs locaux pour me tenir au courant, parfois sans grand espoir d'être chamboulé... Sans ça, le bilan aurait sans doute été plus positif (je suis quand même quelqu'un de positif).
J'ai aimé ces contes d'humanité :
Je me suis réconcilié avec Velhmann grâce à son Méliès (je suis toujours client de Duchazeau) et avec Gibrat grâce à Durieux. Le bouquin de Baru n'est pas génial, c'est du Baru classique quoi : honnête et sympatoche (mais son polar m'avait tellement déçu !). Le Football de Bouzard est poilant. Et encore, le sport me rebute : j'imagine que ça doit être encore plus drôle si on s'y intéresse un peu.
Vivès, dont l'univers manga/jeu-vidéo est tellement éloigné du mien arrive à m'enjouer toujours. Pour l'empire, réalisé à 4 mains est pas loin d'être un bijou (on verra avec sa conclusion prochaine). Sophia est une parodie de BD de genre (avec Barbarella à sa base) : c'est bien fichu, assez drôle... à retardement. Un truc que j'aurais bien vu chez Ferraille.
Tiens, les requins marteaux, puisqu'on en parle : les deux BD de cul parues dans l'année dans leur nouvelle collection sont autant différentes que bandantes intéressantes. Comtesse de Picault est très sensuel, et La planète des Vülves dans la ligne de Ferraille : un peu de cul, de la dérision, de la parodie (sinon c'est pas drôle).
Drôle, drôle !!
On n'est pas là que pour s'amuser !
Bien sûr, le graphisme de Bertrand n'est pas très enjouant... Tiens, comme Loustal. Mais ça n'empêche pas de faire de leurs ouvrages des moments de bonheur. En guise de Paringuaux, ici c'est Teulé qui s'y colle pour adapter son Montespan au destin tragique.
Cromwell adapte aussi : le célébrissime roman de Cooper, dans une sorte de TD (Tableaux Dessinés). C'est chez Soleil, et pourtant, c'est bien !
Peeters réussit un livre cohérent (j'ai été complètement écrabouillé par son Pachyderme). C'est bouleversant, c'est atroce, c'est affreux : c'est notre destiné !
Page noire est une excellente surprise. Pour boucler la boucle, comme pour Méliès : je savais que le dessin de Meyer allait me plaire, mais j'avais peur de Lapière (rien depuis Le bar du vieux français) et de Giroud (des séries à rallonge pas fameuses depuis ses aire libre avec Lax). Hé bien non ! C'est du tout bon ! Un "one shot" parfait !
Sinon quoi : Dead end de Paulette P., Mouton de Lucas, L'Apocalypse de Griffon, Omni visibilis de Bonhomme et Trondheim, Quai d'Orsay de Blain, Arq d'Andréas (chuis fan depuis que j'ai 10 ans alors...).
Des déceptions : Ca n'arrive qu'à moi qui avait bien débuté se termine en queue de boudin ! Blacksad pas du tout à la hauteur des 3 premiers tomes, Ken games pas au niveau de l'attente générée par les deux premiers !!
Des trucs que j'ai détesté : Les plumes d'Ayroles, La position de Tardi, Sarah Cole de Mardon, Top ouf de Trondheim, Felix de Wesel, les pixel vengeur de l'année, Le landais de Dumontheuil... Tous ces trucs achetés qui encombrent mes étagères de leurs mauvaises ondes (les 3 premiers) ou de leur pauvreté (les 4 suivants).
L'année prochaine, je ferai encore plus gaffe ! La surproduction créée un frein finalement... me voilà tout timoré chez mon libraire, tout perdu devant l'absence de critique (ou sa profusion, c'est comme on veut).
lundi 30 août 2010
(L'honneur) Les femmes (La fortune)
La découverte :
Les honneurs et le déshonneur :
La fuite et les pièges :
L'humanité ou la pitié :
Ou l'amour...
Les honneurs et le déshonneur :
La fuite et les pièges :
L'humanité ou la pitié :
Ou l'amour...
dimanche 29 août 2010
La rentrée avant l'heure
Très belle nouveauté que cette suite de Pour l'Empire de Merwan & Vivès.
On accompagne notre escadrille avancée dans une forêt profonde et hostile. L'arrivée dans un coin de paradis est accompagné par un changement de couleur, une profondeur de champ qui nous éloigne des odeurs de sueur... vers celle des fleurs, des fruits, de l'herbe humide. On se repose, enfin ! Les guerriers redeviennent des hommes. Et étrangement, c'est l'arrivée des femmes qui leur remet les armes aux poings les plonge dans leur armures. Comme toujours, ce sont les femmes qui nous foutent dehors du paradis terrestre ! Les scènes de "torture" et de combat dans le village des femmes m'ont fait penser plus aux westerns de mon enfance qu'à une quelconque scène épique. L'honneur devant le bourreau, le combat perdu sous les flèches des femmes impitoyables, la fuite sur un chemin piégé...
La fin est géniale, je ne dis pas tout pour ne pas la dévoiler, mais la sorcellerie des femmes prend dans ce livre une place inégalée. Le mystère, la magie, la possession, l'avidité... une allégorie de l'amour ? Deux mondes incapables de communiquer qu'autrement qu'avec leurs corps lors de combats ou de coïts, des femmes cruelles, des hommes sous le charme... l'image des relations que tissent les hommes et les femmes depuis la nuit des temps ?
Les couleurs sur fond de papier usé est un artifice qui fait mouche : c'est très beau. Et Vivès m'envoute à point avec son dessin traçant justement les regards et les gestes.
En espérant une conclusion à la hauteur...
Tiens bin : une conclusion qui me fait douter de l'ensemble, elle me vient avec le 3ème et dernier volume de Jéronimus de Pendanx et Dabitch. Je me suis posé (je me la pose encore) la question de garder ces 3 volumes dans ma bibliothèque. Il s'en dégage un flot d'horreur tel que je sais que jamais plus je ne remettrais le nez dedans.
Je me suis demandé ce qui avait poussé les auteurs à raconter cette histoire plutôt qu'une autre. Pourquoi raconter l'histoire de ce fou ? Parce qu'elle est réelle ?? A la limite, pour ceux qui veulent, il y a le journal pour ça. Pour en tirer des "leçons" sur notre monde ? Ce que fait Dabitch, en tirant pas mal par les cheveux ces prémices du capitalisme. C'est maladroit, pas évident, et un peu incompréhensible.
Le dessin avec ces couches de peintures est un exercice original, mais qui n'est pas assumé (Pendanx retravaille son encrage avec des coups de crayon qui dénaturent l'ensemble). Le résultat est parfois limite (le contour des décors autour des personnages est à la truelle) comparé au boulot qu'on imagine derrière... et le dessin ne parvient pas à sauver ce récit qui ne dépeint que la noirceur de l'âme. Jéronimus est un fou dont on ne saisi jamais le basculement vers l'horreur. On ne comprend jamais le basculement de ses hommes vers la cruauté. Dabitch se trompe en disant que c'est à ce moment que l'homme est devenu un nombre qu'on pouvait éliminer (certains roi n'ont-ils pas fait certaines guerres au préalable ?). Son propos tombe à plat.
C'est juste une photo noire de notre âme noire. Et alors ? A quoi bon ? Y a rien d'autre dans la vie que ce noir brut, sans sens ?
Page noire est un récit classique, mais fichtrement bien fichu. Je ne suis pas amateur ni de Giroud ni de Lapière, mais il faut admettre que même si la fin est ultra-prévisible, il est assez agréable de faire comme si non. Comme quand on lisait un bon vieux Greg dans tintin au début des années 70. Et donc, Futuropolis, éditeur classieux des prétentieux albums d'images de Blutch bascule dans le bon vieux classique à papa. Bonne nouvelle.
Une journaliste est sur la piste d'un mystérieux auteur de roman qui se cache de tout, et n'est dupe de rien. Une jeune femme sort de prison et essaye douloureusement de faire sortir de sa tête de vieux souvenirs qui se cachent d'elle. A ce jeu de chattes et de souris, on se trouve face aux souffrances des deux camps.
Le dessin de Meyer est parfait pour ce récit. Efficace et net. On pourra faire la fine bouche en regrettant un peu le manque d'imagination dans les mises en scène (tout ça est trop plan-plan).
Mais voila, c'est une BD à lire, ne boudons pas notre plaisir.
On accompagne notre escadrille avancée dans une forêt profonde et hostile. L'arrivée dans un coin de paradis est accompagné par un changement de couleur, une profondeur de champ qui nous éloigne des odeurs de sueur... vers celle des fleurs, des fruits, de l'herbe humide. On se repose, enfin ! Les guerriers redeviennent des hommes. Et étrangement, c'est l'arrivée des femmes qui leur remet les armes aux poings les plonge dans leur armures. Comme toujours, ce sont les femmes qui nous foutent dehors du paradis terrestre ! Les scènes de "torture" et de combat dans le village des femmes m'ont fait penser plus aux westerns de mon enfance qu'à une quelconque scène épique. L'honneur devant le bourreau, le combat perdu sous les flèches des femmes impitoyables, la fuite sur un chemin piégé...
La fin est géniale, je ne dis pas tout pour ne pas la dévoiler, mais la sorcellerie des femmes prend dans ce livre une place inégalée. Le mystère, la magie, la possession, l'avidité... une allégorie de l'amour ? Deux mondes incapables de communiquer qu'autrement qu'avec leurs corps lors de combats ou de coïts, des femmes cruelles, des hommes sous le charme... l'image des relations que tissent les hommes et les femmes depuis la nuit des temps ?
Les couleurs sur fond de papier usé est un artifice qui fait mouche : c'est très beau. Et Vivès m'envoute à point avec son dessin traçant justement les regards et les gestes.
En espérant une conclusion à la hauteur...
Tiens bin : une conclusion qui me fait douter de l'ensemble, elle me vient avec le 3ème et dernier volume de Jéronimus de Pendanx et Dabitch. Je me suis posé (je me la pose encore) la question de garder ces 3 volumes dans ma bibliothèque. Il s'en dégage un flot d'horreur tel que je sais que jamais plus je ne remettrais le nez dedans.
Je me suis demandé ce qui avait poussé les auteurs à raconter cette histoire plutôt qu'une autre. Pourquoi raconter l'histoire de ce fou ? Parce qu'elle est réelle ?? A la limite, pour ceux qui veulent, il y a le journal pour ça. Pour en tirer des "leçons" sur notre monde ? Ce que fait Dabitch, en tirant pas mal par les cheveux ces prémices du capitalisme. C'est maladroit, pas évident, et un peu incompréhensible.
Le dessin avec ces couches de peintures est un exercice original, mais qui n'est pas assumé (Pendanx retravaille son encrage avec des coups de crayon qui dénaturent l'ensemble). Le résultat est parfois limite (le contour des décors autour des personnages est à la truelle) comparé au boulot qu'on imagine derrière... et le dessin ne parvient pas à sauver ce récit qui ne dépeint que la noirceur de l'âme. Jéronimus est un fou dont on ne saisi jamais le basculement vers l'horreur. On ne comprend jamais le basculement de ses hommes vers la cruauté. Dabitch se trompe en disant que c'est à ce moment que l'homme est devenu un nombre qu'on pouvait éliminer (certains roi n'ont-ils pas fait certaines guerres au préalable ?). Son propos tombe à plat.
C'est juste une photo noire de notre âme noire. Et alors ? A quoi bon ? Y a rien d'autre dans la vie que ce noir brut, sans sens ?
Page noire est un récit classique, mais fichtrement bien fichu. Je ne suis pas amateur ni de Giroud ni de Lapière, mais il faut admettre que même si la fin est ultra-prévisible, il est assez agréable de faire comme si non. Comme quand on lisait un bon vieux Greg dans tintin au début des années 70. Et donc, Futuropolis, éditeur classieux des prétentieux albums d'images de Blutch bascule dans le bon vieux classique à papa. Bonne nouvelle.
Une journaliste est sur la piste d'un mystérieux auteur de roman qui se cache de tout, et n'est dupe de rien. Une jeune femme sort de prison et essaye douloureusement de faire sortir de sa tête de vieux souvenirs qui se cachent d'elle. A ce jeu de chattes et de souris, on se trouve face aux souffrances des deux camps.
Le dessin de Meyer est parfait pour ce récit. Efficace et net. On pourra faire la fine bouche en regrettant un peu le manque d'imagination dans les mises en scène (tout ça est trop plan-plan).
Mais voila, c'est une BD à lire, ne boudons pas notre plaisir.
dimanche 4 avril 2010
Lectures
A force de faire confiance à Vehlmann (et d'être déçu de jour en jour), je savais bien que ça allait payer un jour. Et ça l'a fait aujourdhui avec Le diable amoureux.
Il est servi pour ces courts récits par le talent de Duchazeau (j'adore son côté Blutch) avec qui il avait fait La nuit de l'Inca, mais surtout Dieu qui pue et Les 6 conteurs. Hé oui, il faut savoir que Vehlmann est un feuilletoniste, plus à l'aise dans les petites histoires que sur les longues aventures. Dans Green manor on l'avait aimé pour ça, mais dans Des lendemains sans nuages, l'imbrication des petites séquences créait un ensemble cohérent jubilatoire.
Le diable amoureux enchaine des histoires poétiques, fantastiques, étranges dans un Paris des années 20 où l'on croise par hazard des visages célèbres de cette époque.
C'est l'Album de ce début d'année, et en plus, c'est un bel objet (ce dos toilé !).
Sur la lancée, je me jette sur Les derniers jours d'un immortel, où malheureusement je retrouve le travers de Vehlmann qui me déplait un peu : les récits secondaires inutiles. Elijah mène une enquête sur deux peuplades en guerre... on découvre des mondes, qu'il s'est amusé à échafauder... mais qui ne servent pas (donc déservent ?) le récit. Ses descriptions sont amusantes, mais diluent le propos, et sont frustrante, parce qu'on s'attend à un bouclage final qui n'arrive pas.
Cependant, malgré un dessin un peu lège (Gwen ne s'equiquine pas de décors), ce bouquin (quand on reste au niveau de l'enquêteur) est passionnant... Les souvenirs de ses amis valent plus que sa vie éternelle... Philosophique mais morbide... Que ça fiche un peu le blues, malgré la merveilleuse leçon de la dernière page : il faut juste vivre quoi.
Je l'attendais depuis que j'ai commencé à lire Vivès !
Marre de ses BD gnangnans, insipides et futiles. Vivès raconte le vide ! Mais Vivès est bourré de talent : ses attitudes, ses gestes, son trait : d'une justesse étonnante. Il dessine le silence, l'immobilité et le frôlement. Sur les traces d'un Prudhomme.
Mais aujourdhui ! Vivès met son talent au service d'un putain de péplum ! Un groupe de héros, une quête : tout ça est très cliché pour l'instant : il reste 2 albums pour développer tout ça (dont les couv sont déjà présentée en fin d'album, avec des titres qui me laissent dubitatif : je ne savais pas qu'on était encore capable de ce genre de niaiserie).
C'est beau !
Et ces couleurs !!!
A suivre !
Il est servi pour ces courts récits par le talent de Duchazeau (j'adore son côté Blutch) avec qui il avait fait La nuit de l'Inca, mais surtout Dieu qui pue et Les 6 conteurs. Hé oui, il faut savoir que Vehlmann est un feuilletoniste, plus à l'aise dans les petites histoires que sur les longues aventures. Dans Green manor on l'avait aimé pour ça, mais dans Des lendemains sans nuages, l'imbrication des petites séquences créait un ensemble cohérent jubilatoire.
Le diable amoureux enchaine des histoires poétiques, fantastiques, étranges dans un Paris des années 20 où l'on croise par hazard des visages célèbres de cette époque.
C'est l'Album de ce début d'année, et en plus, c'est un bel objet (ce dos toilé !).
Sur la lancée, je me jette sur Les derniers jours d'un immortel, où malheureusement je retrouve le travers de Vehlmann qui me déplait un peu : les récits secondaires inutiles. Elijah mène une enquête sur deux peuplades en guerre... on découvre des mondes, qu'il s'est amusé à échafauder... mais qui ne servent pas (donc déservent ?) le récit. Ses descriptions sont amusantes, mais diluent le propos, et sont frustrante, parce qu'on s'attend à un bouclage final qui n'arrive pas.
Cependant, malgré un dessin un peu lège (Gwen ne s'equiquine pas de décors), ce bouquin (quand on reste au niveau de l'enquêteur) est passionnant... Les souvenirs de ses amis valent plus que sa vie éternelle... Philosophique mais morbide... Que ça fiche un peu le blues, malgré la merveilleuse leçon de la dernière page : il faut juste vivre quoi.
Je l'attendais depuis que j'ai commencé à lire Vivès !
Marre de ses BD gnangnans, insipides et futiles. Vivès raconte le vide ! Mais Vivès est bourré de talent : ses attitudes, ses gestes, son trait : d'une justesse étonnante. Il dessine le silence, l'immobilité et le frôlement. Sur les traces d'un Prudhomme.
Mais aujourdhui ! Vivès met son talent au service d'un putain de péplum ! Un groupe de héros, une quête : tout ça est très cliché pour l'instant : il reste 2 albums pour développer tout ça (dont les couv sont déjà présentée en fin d'album, avec des titres qui me laissent dubitatif : je ne savais pas qu'on était encore capable de ce genre de niaiserie).
C'est beau !
Et ces couleurs !!!
A suivre !
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