mardi 31 août 2010

Le retour de Tillieux & Walthéry

J'ai remis mon nez dans mes étagères, en espérant virer des BD pour faire un peu de place... et je devais être dans un bon jour : rien n'est parti.
Simon Nian est plutôt vachement bien dessiné, dans l'esprit de Tillieux, et ce n'était pas une surprise d'y trouver des clins d’œil dans le #1 de cette série. Dans le #2, en plus d'un sérieux hommage à Tif et Tondu de Will, on retrouve un clin un peu plus orienté vers l'univers de Walthéry :

Rodier et Corteggiani : Les démons de Pertransac

lundi 30 août 2010

(L'honneur) Les femmes (La fortune)

La découverte :

Les honneurs et le déshonneur :

La fuite et les pièges :

L'humanité ou la pitié :

Ou l'amour...

Tardi

Le journal de Serge Clerc retrace l'histoire des humanoïdes associés, des chroniques métalliques du début de l'aventure, au règne de Dionnet en passant (évidemment) par l'arrivée de Chaland.
On y voit Tardi dessiner La crainte du Sloane (dans le Métal #57bis) qui reprend La crainte du Sloane aux yeux bleus paru dans le #3 cinq ans plus tôt.

En 76, il y dessinera Polonius, son seul album humanoïde.
En 84, Berberian dessinait à une main, et faisait de Tardi un Capitaine Haddock à Berlin :

Ayroles nous révèle un moment clé dans l'histoire de Tardi (et de la bande dessinée par ricochet).
Pétillon lui rend la pareille dans son album le moins bon.

dimanche 29 août 2010

Bonhommni-visibilis

C'est bien parce que c'est Bonhomme qui dessine ce bouquin que je me suis décidé à l'acheter. Et de ce point de vue, le contrat est rempli : c'est bien fait, et j'aime bien cette absence de couleurs, le bleu servant principalement à matérialiser les ombres.
Je l'ai dis souvent ici : je trouve son dessin impeccable et sa démarche artistique prometteuse. La biblio de Bonhomme s'étoffe et se diversifie dans tous les sens (univers, genre et tonalité) : un grand auteur !

Bonhomme et Trondheim : Omni-visibilis (chez Dupuis)

Bon alors Trondheim maintenant... De fan absolu, j'ai vite déchanté face aux insipides Lapinot fortement influencés par ses BD nombrilistico-bloguiennes. Des ouvrages (on dit pas "BD" quand c'est à l'asso) par dessus la jambe, parce que c'est trop classe de laisser des ratures et des dessins pas beaux, un journal au ras des pâquerettes, un plagiat de L'art invisible, un Spirou au ras des anémones de mer... Il y a eu le sursaut L'île Bourbon, et puis voilà.
Trondheim fait du Trondheim. Les dialogues qui m'avaient ravis jadis m'ennuient, tellement ils sont attendus. Je réalise que je les ai aimés parce que c'était nouveau à l'époque...
Dans ce livre, il s'essaye au réalisme, et coté dialogues, il y parvient plutôt. L'entrée en matière, assez "pipi-caca" me faisait craindre que l'on sombre dans Les petits riens.

La rentrée avant l'heure

Très belle nouveauté que cette suite de Pour l'Empire de Merwan & Vivès.
On accompagne notre escadrille avancée dans une forêt profonde et hostile. L'arrivée dans un coin de paradis est accompagné par un changement de couleur, une profondeur de champ qui nous éloigne des odeurs de sueur... vers celle des fleurs, des fruits, de l'herbe humide. On se repose, enfin ! Les guerriers redeviennent des hommes. Et étrangement, c'est l'arrivée des femmes qui leur remet les armes aux poings les plonge dans leur armures. Comme toujours, ce sont les femmes qui nous foutent dehors du paradis terrestre ! Les scènes de "torture" et de combat dans le village des femmes m'ont fait penser plus aux westerns de mon enfance qu'à une quelconque scène épique. L'honneur devant le bourreau, le combat perdu sous les flèches des femmes impitoyables, la fuite sur un chemin piégé...

La fin est géniale, je ne dis pas tout pour ne pas la dévoiler, mais la sorcellerie des femmes prend dans ce livre une place inégalée. Le mystère, la magie, la possession, l'avidité... une allégorie de l'amour ? Deux mondes incapables de communiquer qu'autrement qu'avec leurs corps lors de combats ou de coïts, des femmes cruelles, des hommes sous le charme... l'image des relations que tissent les hommes et les femmes depuis la nuit des temps ?
Les couleurs sur fond de papier usé est un artifice qui fait mouche : c'est très beau. Et Vivès m'envoute à point avec son dessin traçant justement les regards et les gestes.
En espérant une conclusion à la hauteur...

Tiens bin : une conclusion qui me fait douter de l'ensemble, elle me vient avec le 3ème et dernier volume de Jéronimus de Pendanx et Dabitch. Je me suis posé (je me la pose encore) la question de garder ces 3 volumes dans ma bibliothèque. Il s'en dégage un flot d'horreur tel que je sais que jamais plus je ne remettrais le nez dedans.
Je me suis demandé ce qui avait poussé les auteurs à raconter cette histoire plutôt qu'une autre. Pourquoi raconter l'histoire de ce fou ? Parce qu'elle est réelle ?? A la limite, pour ceux qui veulent, il y a le journal pour ça. Pour en tirer des "leçons" sur notre monde ? Ce que fait Dabitch, en tirant pas mal par les cheveux ces prémices du capitalisme. C'est maladroit, pas évident, et un peu incompréhensible.

Le dessin avec ces couches de peintures est un exercice original, mais qui n'est pas assumé (Pendanx retravaille son encrage avec des coups de crayon qui dénaturent l'ensemble). Le résultat est parfois limite (le contour des décors autour des personnages est à la truelle) comparé au boulot qu'on imagine derrière... et le dessin ne parvient pas à sauver ce récit qui ne dépeint que la noirceur de l'âme. Jéronimus est un fou dont on ne saisi jamais le basculement vers l'horreur. On ne comprend jamais le basculement de ses hommes vers la cruauté. Dabitch se trompe en disant que c'est à ce moment que l'homme est devenu un nombre qu'on pouvait éliminer (certains roi n'ont-ils pas fait certaines guerres au préalable ?). Son propos tombe à plat.
C'est juste une photo noire de notre âme noire. Et alors ? A quoi bon ? Y a rien d'autre dans la vie que ce noir brut, sans sens ?

Page noire est un récit classique, mais fichtrement bien fichu. Je ne suis pas amateur ni de Giroud ni de Lapière, mais il faut admettre que même si la fin est ultra-prévisible, il est assez agréable de faire comme si non. Comme quand on lisait un bon vieux Greg dans tintin au début des années 70. Et donc, Futuropolis, éditeur classieux des prétentieux albums d'images de Blutch bascule dans le bon vieux classique à papa. Bonne nouvelle.

Une journaliste est sur la piste d'un mystérieux auteur de roman qui se cache de tout, et n'est dupe de rien. Une jeune femme sort de prison et essaye douloureusement de faire sortir de sa tête de vieux souvenirs qui se cachent d'elle. A ce jeu de chattes et de souris, on se trouve face aux souffrances des deux camps.
Le dessin de Meyer est parfait pour ce récit. Efficace et net. On pourra faire la fine bouche en regrettant un peu le manque d'imagination dans les mises en scène (tout ça est trop plan-plan).
Mais voila, c'est une BD à lire, ne boudons pas notre plaisir.

samedi 28 août 2010

Visible de tous

C'était en début d'année, Matthieu Bonhomme nous encrait une page sous nos yeux :

C'était drôle, intelligent, et de la bel ouvrage. J'adore le boulot du bonhomme.

Vive la presse libre !

Les grands de ce monde sont interviewés par l'excellence :

Ferri : de Gaulle à la plage

Ici, pour couvrir la liaison entre le Grand Charles et Grace Kelly (bien avant Valery et Diana).
Ferri fait bien entendu allusion aux fameux journalistes de Tintin, qui couvrent eux la liaison entre Archibald et Bianca...

vendredi 27 août 2010

vers une 5ème année ?

Pour quoi faire ? Encore et toujours la même chose ? Déjà 4 ans de blog. C'est l'heure du bilan (du dépôt de bilan ?).
Bon. Je vais parler un peu de moi, ça risque de faire un peu "blog", pour les clins d’œil, on se retrouve demain avec Ferri et son chouette de Gaulle.

Si ce blog existe, c'est parce que des dessinateurs ont dessiné, en ont inspiré d'autres qui ont voulu leur rendre hommage, plus ou moins discrètement.
C'est parce qu’il y a des bandes de potes qui se filent des tapes dans le dos au détour d'une case.
C'est parce que des auteurs font aussi des clins d’œil à leurs lecteurs, les amusant ou les remerciant de les avoir suivi jusque là.
C'est parce que mon père, grand amateur de Jacobs, m'a mis sous le nez la couverture des cigares du pharaon. Cet évènement insignifiant de prime abord a été le point de départ de cette manie : traquer les magnifiques signes d'amitié, débusquer les humbles hommages des élèves à leurs maitres (les bisous des fils à leurs pères).
C'est parce que Nat m'a encouragé à faire ce blog, qu'elle n'a jamais vu, mais qu'elle accompagne, forcément.

Et puis, c'est parce que vous êtes là. Vous qui venez régulièrement ou pas, qui laissez un mot, un avis, une connerie... Parfois, vous atterrissez ici en ayant tapé "filles à gros seins" sur google, souvent c'est "Dany", mais il y a de tout (et bien sûr, je préfère quand c'est "clin d’œil", "Forest" ou "Jijé"). Parfois vous m'avez mis en lien sur votre blog, où vous venez d'un forum de clins d’œil où j'ai posé un commentaire... Vous venez, donc.
Sinon, j'aurais peut-être hésité à faire perdre leur temps aux flics d'internet qui veillent sur la tranquillité de notre bonne société.
Je me suis replongé dans l'historique de vos passages, des commentaires laissés, pour vous dire à coté de qui vous êtes virtuellement assis. Pour vous remercier d'avoir passé la porte, et poussé les coussins pour poser vos (délicates) fesses.

Allons-y.
Par ordre chronologique (j'aime quand c'est tout bien rangé, je sais, je suis malade)  :

Gabriel, Remi Lucas, Nathalie, Florence, Chelmi, Bubulle, Kipsek, Jeangs, LLT, Thanagra, Xavier, Malaurie et Jeff, Martin, Yanneck, Eric, Fichtre, Olrik, Nab, Geert, Philéas, Li-An, Pierrick, Hervé Bourhis, Glorb, Pol, Christine Oudot, Gianfranco, Chabouté, Vittorio Giardino, Laurent, Ed Tourriol, Alivia, Totoche, Mazan, Zorg, Carrère, Thorn, Morue la fée, Sébas, Chantal Montellier, Julien Neel, Grelot, Ale, Maester, Caro, Philippe Guitton, Brunschwig, fanBD, Lou, Pixel Vengeur, K Benjamin, Jean Luc Serrano, Péral, Bierodix, Olivier, Mitsugoro, Lelitoulalu, Koulou, Pierre-Greg, M. Gecko, Alain D...

Voilà. Merci de vos visites, vraiment ! Vous n'imaginez pas à quel point.

Et c'est la magie d'internet de permettre des rencontres plus ou moins virtuelles.
J'ai été surpris de voir arriver ici des auteurs de bandes-dessinées, au premier rang desquels Rémi Lucas. Ça m'a obligé à éviter de dire trop de conneries (je n'y suis pas toujours arrivé). Li-An est passé régulièrement pendant 6 mois, apportant son œil critique et pas toujours très tendre... mais toujours intelligent. Puis est arrivée ChO, avec son œil, elle, toujours très tendre. Et elle est toujours là, et un des moteurs de ce blog. Et forcément, je profite de l'occaz pour l'embrasser, tiens. Giardino est passé suite à l'affaire "Tanigushi", relayée par un forum italien. Maester m'a secoué mes puces (électroniques), et Brunschwig m'a toisé du haut de sa superbe (c'est vrai, je suis qui moi !). Pixel Vengeur est passé au mauvais moment, et Serrano au bon.

Ce blog m'a permis de vous rencontrer, de vous connaitre, de tisser des sortes de liens plus ou moins pixélisés. J'ai croisé Li-An, Pol, ChO, presque Pierrick. Des réseaux se sont organisés  (celui des chasseurs de clins avec Chelmi et mon cher Thanagra, et Pierrick qui s'y met aussi), j'ai tenté de créer une communauté ("autour de la BD" avec Bubulle, LLT, Malaurie et Jeff, Martin, Yanneck, Morue, Glorb...) et rejoins celle des amis de Freddy puisque je côtoyais celle des amis de Séverin depuis le début (avec Geert et puis Grelot). Totoche y participe aussi, comme au cercle du site de Li-An, et je me régale de son écriture. Quelques bordelais (Eric, Alivia, Ed Tourriol, Philéas) sont venus avant que je dégage les articles vers un autre blog. Bourhis était venu défendre un de ses bouquins un peu avant (que je n'ai toujours pas compris), et Pol (célèbre Cycliste) est venu apporter des riches précisions sur la bande du Brol angoumois. Ça papote, et ça fait vivre ce blog. Heureusement. Sébastien, en faisant ma pub sur son blog, a amené l'espace d'une journée, pas moins de 600 visiteurs, sur ce blog qui tire à 100 exemplaires max. Grâce lui en soit rendu.

Je regrette que mon ami Laurent soit si peu là.
Mais Nathalie est au rendez-vous.
Et puis Gabriel et Lilian, mes anges gardiens.

Puisqu'on est au complet, on va peut-être pouvoir y aller...
Zou !

jeudi 26 août 2010

Une page tournée

C'est quasiment l'évènement de la rentrée. On en fait un peu trop, mais quand même.
Par contre, la page "Futuropolis" est bien tournée. Le bandeau rouge nous plonge en plein "Aire libre", on y vante Le décalogue (Glénat), XIII (Dargaud) et La bar du vieux français (Aire libre). Futuropolis est donc devenu un éditeur comme un autre, mais sans ligne éditoriale, sans collection, sans repères. Je ne sais pas si on était encore nombreux à croire...

Mais Ralph Meyer donne de respectables BD, fi de ces vaines considérations éditoriales. Les décors sont parfois juste ébauchés, les point de vue trop américains (trop Tuniques bleues), quelques attitudes de traviole, mais j'aime bien son trait, et les couleurs sont très belles.

On est quand même ici pour les références.
Ralph est un amoureux du CDM. Il y fait référence dans ses précédentes BD.
Il remet ça aujourdhu'i :

Meyer, Giroud et Lapière : Page noire

mercredi 25 août 2010

Gare à Tsu

C'est tous les étés donc.
L'année dernière, Michetz était déjà dans le journal de Tamara. Il avait pété un câble : il était interné. Cette année : il s'évade !

Darasse et Zidrou : Tamara dans le Spirou #3716, et avec Bosse dans le #3775.

Bosse retrouve Darasse après le renouveau de Zowie... pour cligner leur ami commun (Bosse signe les scénarios de Kogaratsu et Darasse partageait l'atelier Mazda avec le défunt Hislaire).

mardi 24 août 2010

Rackham le Pirate

Le cinéma est en voie d'en faire une vedette prochainement...
Qui est vraiment Rackham le rouge ?
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce personnage n'apparait que dans Le secret de la Licorne, et pas dans Le trésor de lui-même.

Hergé : Le secret de la Licorne

Et puis, comme de nombreux personnages d'Hergé*, il est inspiré d'un personnage historique : le pirate Rackham...
Qui a inspiré ces deux récits de pirates, que je viens comme par hasard de lire coup sur coup :

Avec une large préférence pour L'étoile Matutine de Riff Reb's, dont le trait est assez "ligne claire" finalement, quand il n'est pas parasité par le trait punk de Cromwell... Une BD de genre bien menée.

lundi 23 août 2010

Croquant Moerell

Contrairement à ce que l'on croit (ce que j'ai cru), Patrick Moerell est un dessinateur français.

Il a éclaté avec Fluide glacial à partir de 1987.

Blutch : Blotch

C'est assez drôle, bien délirant, et puis avec un dessin réaliste bien fichu.

Ça fait plus de 7 ans qu'il a quitté les pages du mensuel, et de tous les autres journaux...

dimanche 22 août 2010

Lucas fait son cinéma

Tintin est pourchassé. On cherche à l'empêcher de vivre de nouvelles aventures : il prend refuge chez Lucas. Avec lui, il est parti pour des aventures psychologiques et poilante avec Toto.
Les nouvelles aventures de Tintin™ se déroulent au Tipp-ex™.

Lucas : Je m'emporte assez facilement

Le Lucas en question est Remi, comme Georges, et non pas Georges. Je sens que je ne suis pas clair. George Remi et non pas le prospère Georges Lucas !
Georges Lucas est le vieux complice de Spielberg qui réalise Le secret de la Licorne prévu pour fin octobre 2011... Le temps de mettre en route la machine qui fait un max de flouze. Je viens de m'apercevoir que Tintin est joué par Jamie Bell, le génial danseur du formidable Billy Elliot que je reviens de revoir. Finalement, je le verrai peut-être, ce film... mais sans filer un sou à Moulinsart...

samedi 21 août 2010

Grand jeu de l'été - Qui dessine Spirou ?

Reconnaissez l'auteur de ces Spirou, portez-en l'initiale du nom dans la case du dessous, et vous obtiendrez

le prénom du presque créateur de Spirou :

Indices : L'auteur de la première case m'est un parfait inconnu (vu dans l'album des 20 ans de Natacha). Les 2 images suivantes ne sont pas tirées d'une BD. L'avant dernière est l’œuvre d'un parodieur qui se penchait alors sur Bilal.

Le prénom de son auteur de génie :

Indices : La première case est tirée d'une galerie des illustres.

Le prénom de son repreneur idéal :

vendredi 20 août 2010

Le routard breton

Bon, elle était à 4€ chez Boulinier. En la feuilletant, j'ai été surpris du style : je m'attendais à retrouver celui de Malo Louarn ! Et puis, c'est un glissement vers celui de Franquin, plutôt sympathique en fait.
Mais voilà, ce style de BD à thème (orienté vers une clientèle) ne donne jamais de bonnes séries. Les routiers n'est pas une série géniale. Voilà, c'est dit. Elle s'est arrêtée au #1, parce que Lefrancq a mis la CLE sous la porte. Mais je crois qu'elle aurait fini aussi bas que Joe bar team, Les blondes ou Les blagues de Toto...

Mainguy et Louarn : Les routiers

Louarn, comme de nombreux auteurs bretons, a dessiné à coté de Fournier. Le voir ici habillé en Bizu en plein Léon est un bonheur pour les yeux !

mercredi 18 août 2010

L'Aire libre de la montagne

Jonathan fut longtemps la seule œuvre de Cosey. La parenthèse A la recherche de Peter Pan ne m'est apparue que comme un transfert de la série vers une montagne plus européenne. Si bien que lorsqu'il abandonna Jonathan pour se consacrer à la collec' classieuse de la maison d'en face, on la pensait perdue à tout jamais. Mais non en fait.
Cosey a réalisé des bouquins fantastiques dans la collection "Aire libre" de Dupuis. Le Lombard a bien essayé de le ramener à la maison avec la collec "Signé" (dont l'habillage lui a été confié)... mais Le Lombard étant ce qu'il est (un vieux machin sans imagination et sans pilote), "Signé" a changé 3 fois de maquette sans pour autant multiplier les titres... aucun auteur ne peut s'y sentir bien.
Aujourdh'ui, on visitera les clins d'yeux à Cosey en dehors de ceux à Jonathan.

Larcenet : Soyons fous

Le Névé de Lepage a des lectures de montagne, évidemment. Le libraire de Spirou craque en Italie !

Mais Jérôme K. Jérôme lit Orchidéa.

Le clin d’œil de Lapière ici est un de mes préférés :

Il fait appel à un passage mémorable de Saïgon-Hanoï : la rencontre téléphonique entre le Vietnam Vet et la petite Felicity... et sa conclusion en fin d'album. Tout se passe entre deux abstèmes !

mardi 17 août 2010

Takata se mutine

Dans la famille tintin, je voudrais... Le japonais !
J'ai longtemps pensé que Jo-el Azara était japonais, puisqu'il avait un non bizarre et qu'il dessinait des nippons. En fait, son nom n'est pas bizarre : Loeckx. Bon. Mettons que je n'ai rien dit.

Tarquin propose régulièrement des jeux pour ceux qui s’ennuieraient à la lecture de Lanfeust de Troy, pour pallier au manque de scénario. Il avait caché dans ce dernier tome un paquet de noms d'auteurs de BD...
Walthéry faisait quelques aller-retour au lombard, il dessine un passager Azarien lisant Taka takata.
Tibet dessine la grande famille du journal et des éditions de la rue du Lombard... J'ai déjà utilisé cette image, pour cause de moult références... Ici, on verra Azara en compagnie de Josette, son inséparable compagne (de 17 ans son année) depuis les années Studio :

Josette Baujot fut la coloriste en chef du studio Hergé, que ce dernier avait prévu de caricaturer dans L'alph'art. Josette aurait eu 90 ans aujourdhui, une expo lui est consacrée tout au long de ce mois dans une petite ville du Gers, où le couple résidait depuis 30 ans.
Taka Takata est dans mon souvenir, une série que j'aimais lire... que je n'ai pas relu depuis trèèèèès longtemps...

Azara se charge de rééditer ses bouquins. Il était présent lors des festivals sur son stand à lui, toujours avec Josette. Il devrait passer pas loin de Bordeaux en octobre...

http://taka-takata.pagesperso-orange.fr/

lundi 16 août 2010

Le monde de Tronchet

Dans Jean-Claude Tergal, Tronchet fait des passerelles vers ses autres séries. L'ensemble est un peu l'univers de la loose, et rencontrer là tout ce monde est assez cohérent. Dans Raymond Calbuth on retrouve Jean-Claude Tergal :

Tronchet : Raymond Calbuth #3 et 8

Et l'épicier des damnés de la terre.

Aujourdhu'i, on se ballade dans les premiers albums de cette série, et on y découvre à partir du #3 de nombreux liens avec ses autres séries :

Tronchet : Jours de stars

En particulier Jean-Claude et Raymond :

Tronchet : Jours de stars

Mais aussi Urbain (ci-dessus et ci-dessous à droite), et les pizzaiolo de Raoul Fulgurex :

Tronchet : Au bonheur des drames

Tronchet : Les rois du rire

Tronchet : Les rois du rire

dimanche 15 août 2010

Les amis de mon ami

Je reviens de vacances, et dans ma boîte aux lettres, oh joie !, une carte de mon ami Freddy :

Paul Rivoche & les ADF

C'est chouette d'avoir du courrier ! Même si coté orthographe, le bougre est à la ramasse ("j'aispère" !!).

samedi 14 août 2010

Les aventures de Goscinny au Tibet

Tibet dessine quelques aventures de Goscinny lorsque ce dernier fournissait encore tintin.

Tibet le dessine dans Ric Hochet :

Tibet et Duchateau : Ric Hochet #3 et #16

Goscinny est représenté en compagnie de Charlier (à gauche) et de Dany (à droite).

jeudi 12 août 2010

Vaillant par les autres

Michel Vaillant, pour les lecteurs de tintin, fait parti de la famille. Disons que pour moi, c'est le lointain cousin de ma belle-sœur.

Il dépasse même un peu les limites du Lombard : c'est LE pilote de course de la BD, là où Buck Dany et Tanguy et Laverdure se disputent le titre d'aviateur.

C'est devenu carrément ringard, sans aucune âme. Dommage que ce soit Guerse et Pichelin qui lui crèvent un pneu dans leur faible opus paru aux requins marteaux :

Voss en manque d'inspiration parodie la série "mollement".
Zep met Michel Vaillant dans les mains de Gotlib ! Je pensais qu'il faisait parti des adorateurs de ce vieux mâitre de l'umour !

mercredi 11 août 2010

Christophe Blain

La nouvelle BD se fait de moins jeune. Elle a, dans le cas présent, 40 ans. La nouvelle BD ne se renouvelle pas. Ça va que je suis tombé dedans quand elle redonnait un souffle à la BD... Elle est devenue juste de la BD.

Voici quelques visage de Blain dénichés au gré de mes lectures :


lundi 9 août 2010

Graton par Tibet

Jean Graton et Tibet ont été de grands amis dans les années 50. Ils sont tous deux des dessinateurs français, émigrés au pays de la bande-dessinée. Graton est nantais et Tibet marseillais : deux clubs de foot légendaires et rivaux.

Tibet et Duchateau : Défi à Ric Hochet (et Piège pour Ric Hochet)

Oui, désolé : là, il faut cliquer sur le journal... Marseille bat Nantes 14 à 0 dans ce #3 ("Graton était dans le but") et Tibet en remet une couche dans le #5.

Dans cet album, Ric rencontre un gamin amateur de voiture, qui se nomme Michel... Pourquoi pas Vaillant ?

A la réception du début de Requiem pour une idole, vous reconnaitrez Graton... Mais saurez-vous dénicher d'autres auteurs, assistant de Tibet ou rédacteur en chef de tintin ??

Reste toujours ce doute, de qui a dessiné quoi... de l'assistant ou du boss. Quoiqu'il en soit, Tibet était un très bon caricaturiste.

Tibet dans le journal tintin

C'est son anniversaire demain... Alors : Vroum vroum monsieur Graton !