lundi 30 juin 2008

Les 7 vies du chat

Certains gags sont cependant réservés aux lecteurs assidus de Tintin.

#5 couverture et dos

#6 p09

#6 p47 et #7 p21

#8 p23 et #9 p25

dimanche 29 juin 2008

Tintin et le mystère du chat

De la même façon que pour Mickey, Tintin est incontournable en tant qu'héros de papier, surtout en belgique. On peut ne pas voir forcément une certaine affection de Geluck pour ce personnage. C'est juste un moyen de communication.

#1 p14 et #3 p13

#3 p25 et p75

#3 p78

#4 p47 et #5 p45

cette histoire de déguisement en grand :

samedi 28 juin 2008

Dans la presse déchainée

Bubulle nous avait alerté : Le petit Christian revient , et c'est dans Charlie Hebdo ! Sa sortie est annoncée depuis un an, et là ça y est : Blutch a enfin renoué avec la BD !!! Et c'est avec une évocation de Tintin au pays de l'or noir !

Et en plus, le télérama de cette semaine met Sfar en couverture. M'enfin, un dessin de Sfar : il reprend le petit prince et là on se dit : est-ce bien raisonnable ? Vu comment il a torché et ruiné sa série Le chat du Rabbin, j'ai peur qu'il abîme ce chef d'oeuvre ! Bon, dans l'hebdo, on trouve deux pages d'interview. Et dans les conseils de lecture pour l'été : re-le Spirou de Bravo !!

Et à travers la blogosphère, ce filet tendu au dessus de nos tête :
En cherchant une photo de Gébé pour un article à paraitre début août, je tombe sur le site de Leclerc, et sa rencontre récente avec Andréas. J'ai beau être déçu de ses dernières productions (Quintos surtout, mais même les 2 derniers Cap, et le dernier Arq !), je ne peux m'empêcher de garder une certaine tendresse pour ce magnifique metteur en page. Rennais de surcroît !

vendredi 27 juin 2008

Le chat et la souris

Les planches de Geluck paraissent dans une presse classique. Ses références BD essayent d'être saisissables par des lecteurs sans culture BD. C'est pourquoi on retrouve autant Mickey chez lui.

#2 p60 et #4 p30

#4 p41 et p58

#5 p46 et #4 p63

Parce que, quand même, à part pour l'enfance de Tardi, Mickey c'est quand même devenu des dessins-animés, des produits dérivés, des parcs d'attractions, des journaux italiens de daube...

jeudi 26 juin 2008

Des Fournier partout

Fournier s'est déjà mis en scène dans ses Spirou.
Les Crannibales est une série humoristique, où sa présence est parfois mise en scène par Zidrou, son scénariste.

#1 p14, #2 p3 et p6

On le retrouve notamment en créateur divin, et dans le coin d'une case en breton en costume.

#3 p12 et p43 et #4 p35

Sur l'affiche du film, on déchiffre les noms des réalisateurs.
On retrouve dans une manif Fournier en Spirou et un type blond... (mais qui ?).

#4 p36, #5 p12, #6 p22 et #8 p1

Au frigo, les auteurs discutent un brin avant de passer à la casserole.

#8 p36, p46 et 47

La dernière case du dernier épisode met en scène les auteurs et leurs éditeurs dans un asile de fou. On reconnait Fournier dessinant ses héros sur le mur, dont le petit Bizu.
Sur ces dernières case, le dessinateur est accompagné de son scénariste... je garde les chutes de mes coupes pour faire un prochain article sur lui...

mercredi 25 juin 2008

Ferrandez fétichiste

Poursuivons, poursuivons...

Quand le professeur va à la cave, chercher de mauvais souvenirs, on en rencontre un beau, un de nos enfances...

L'homme au bigos, planche 10

Dans la suite de cette aventure, intitulée Le maitre de la nuit, on plonge dans une grande maison bourgeoise, qui a vraiment des airs de celle d'Hippolyte dans Les 7 boules de cristal, mais non en fait. Et en plus, il est question d'un même cauchemar, qui arrive à plusieurs personnes au même moment... La similitude plane...

Dans Anne et Charles, à la même époque, Ferrandez glisse une référence à Tintin (casse-coup).
Dans Baston, l'hommage à Gaston, Ferrandez tombe dans le piège de l'hommage : hommage = hommage à Hergé.
Dans Villa ténèbre, le music hall, comme dans Les 7 boules de cristal, s'appelle l'Alcazar (album du retour d'Alcazar dans Les aventures de Tintin).
Dans La boite noire, on relit Le lotus bleu.

mardi 24 juin 2008

13x, ça sert à quoi ?

Sud-ouest a sorti un hors série sur Bordeaux, où David Prudhomme nous envoie promener...

C'est pas un bras cassé, c'pas ?

lundi 23 juin 2008

Raffini à Scotland Yard

Quand on tient un bon lièvre, on ne le lâche pas.

Donc, L'inspecteur Raffini et Edgar P. Jacobs.

#1 p19

Ces deux passants sont assez reconnaissables, surtout placés comme ça, en plein milieu de la case.

#1 p29

Et l'assassin au bigos, se rend chez sa véritable cible, rue Jacobs (bon, ça on l'avait vu le 12/06). Mais l'ombre qui se faufille vers le domicile de la pauvre Martha a des airs de La marque jaune.

En lisant le #2, qui termine cette enquête de Raffini, le parallèle avec La marque jaune ne fait plus aucun doute. Même savant fou, qui travaille sur des ondes influençant le cerveau, même "guinea pig" d'origine douteuse...

dimanche 22 juin 2008

De Goutelette à Bartaba

Blutch, dans Blotch, imagine Fluide glacial au début du XIXème siècle.

On y retrouve transformés, les auteurs du journal, avec leur noms écorchés : Gaudelette devient Goutelette, Larcenet devient Larssinet et Blutch : Blotch.

En vrai, Gaudelette ressemble à ça :

Il est ici accompagné de Tinlot et de Deup.

Maester l'a cligné dans ses Meurtres fatals graves. Maester cligne tout le monde, il adore ça : ses copains du journal, les acteurs, les hommes politiques...
Cette série est un rappel de la Rubrique à brac de Gotlib, où le commissaire (joué par Gébé) était secondé par Charolles-simple-flic (joué par Gotlib). 20 ans plus tard, Charolles est devenu commissaire, et est épaulé par Piggs (Maester him-self).

#1 p8

La victime est le patron de fluide (Diament), le divisionnaire le rédac-chef du journal (Delpierre), et les deux flics sont Gaudelette et Coyote.

#1 p9, p12 et p45

Ils sont d'ailleurs d'un niveau de nullité supérieur à celui de Piggs. Dans la dernière histoire, les victimes sont les 7 nains, interprétés par les dessinateurs du journal. Joyeux est Gaudelette, mort de rire à la lecture de Little Kevin de Coyote.

#1 p31

Tout le long du couloir menant à la cellule d'Hannibal Lécheur (Moerell), on croise l'enfant zoovage d'Hugot, le pervers pépère de Gotlib, et un dinosaure cher à Gaudelette.

#2 p10 et p31

Charolles, qui n'a pas composté, se fait contrôler par Gaudelette, Ferri et Larcenet.

#2 p43 et 48

On ne retrouve Gaudelette en tant que flic, qu'une seule fois dans le #2, et sans Coyote. L'épisode s'appelle Gaudzillette. Gaudelette s'est fait transformer en dino par la sorcière Ragnagna (héroïne de Gaudelette).

Larcenet est un ami de Gaudelette.

On le retrouve dans Les cosmonautes du futur (#2 p22) avec son cigare et dans La ligne de front (p40), où il s'appelle Michel Gaudel, et n'est que le souvenir d'un soldat mort au front.

samedi 21 juin 2008

Dédicace en fanfare

Dumontheuil et Pendanx à la rue, en début d'aprèm. A l'ombre pour 2 petites heures, avant de rentrer  à l'intérieur... C'est l'été, non ?

Et puis, David et Christophe sont passés en coup de vent...

David, arrêté 2 mois pour cause d'épaule cassée, une Marie peut être adaptée à la télé, Les petits ruisseaux en tournage peut-être cet été... Pfouit, fait vraiment trop chaud, hop à la douche.

Pop, rock et colégram... faites de la musique !

E ouane, e tou, a fri....

Évidemment, il ne s'agit ici que de vieux machins avec 2 doigts de poussière dessus. Mais de sacrés bon dieu de sacrés machins ! Parue dans Rock & Folk, la discothèque de Gotlib commence progressivement avec Jethro Tull sur un pied, se poursuit avec un Joe Cocker désarticulé, une imitation aphrodisiaque de Mick Jagger avec son ptit cul tout serré dans son ptit short. Et le sex appeal de Tina Turner et du Pelvis, l'étrange kobaïen de Vander, le captain préféré des Doobie brothers, le champion du flipper, une pin-up foxy de Roxy, une réminiscence destructrice de Pete (qui, justement, pète sa guitare).

Gotlib continu dans Fluide, avec Solé et Dister (débauché de Rock & Folk)... Avec une évocation du Beatles lonely femme club (bande ?), une traduction odorante de Stink foot de Zappa, un résumé de la comédie musical Ptit Louis de Qui déjà ? Des traductions de Money, Get'em out by friday, In every dream home a heartacheKobaïa en kobaïen. Et le rock allemand, les idoles de Patty Smith, l'arrivée du Punk et du disco...

Putain ! On avait, quoi, 15 ans... Non attend... Quand le double blanc est sorti, j'avais... j'étais pas né ! Et c'était dejà la fin de la tempête pour les 4 garçons... Bon, je suis né avec Genesis et Gerard Manset... Pis voilà-t-il pas que j'ai grandi ! Vivent tous ces vieux LP qui craquent... et les Hives, Madrugada, Radiohead, Archive, Blur, Black Rebel Motorcycle Club, Gorillaz, Interpol, Ghinzu, Kills, Whites Stripes et les raconters (Plant ré-incarné j'vous dis !)... héritiers des premiers, inspirateurs des à-venir.

vendredi 20 juin 2008

Les rédacteurs en chef de Spirou

C'est quoi, un rédacteur en chef ?

Berco et Cauvin : Les femmes en blanc #2 p13

C'est un organisateur...

Moi, dans tintin en 75, j'ai eu les retombées de Greg (65-74), et puis Duchateau, Vernal... la cata ! Les rédacteurs en chef de ce journal avaient trouvé un bon moyen d'y apporter leur "patte", en y refourguant leur production. Autant pour Greg, c'est plutôt bien, même si on ressent une certaine prise de pouvoir sur le journal, autant APD et Vernal sont de gros mauvais.

Les rédacteurs en chef de Spirou, je les ai connu à travers les références placées par les auteurs "maison" dans leurs BD.

Cette photo vient du Bo-doï #12 de décembre 2004, spécial Spirou, suite au rachat de Dupuis par Lombard (yark yark yark ! non, en fait, je trouve ça triste), et au départ des équipes dirigeantes... Tinlot vers Fluide glacial, Gendrot vers Futuropolis...

Je l'aime bien, cette histoire de Yann, où tous les rédacteurs en chef sont là :

La place Martens, où les poids lourds sont interdits... L’hôpital pour Vandooren, parce qu'il était déjà malade en 97 ? Les impasse et cul-de-sac pour Pinchart et De Kuyssche, c'est pas très gentil... Yann n'est pas très gentil.

jeudi 19 juin 2008

Clins d'oeil en folie

Tardi est mythique dans le monde de la BD. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Ses œuvres ne sont pas hyper révolutionnaires pourtant, ni super bien... Mais il a participé à l'aventure Futuropolis canal historique. Et aussi à Pilote. Et à (à suivre), avec Forest.
En 85, Futuro sort Chiures et gomme et Mine de plomb et en 96, le fanzine Sapristi sort Presque tout Tardi. Rares sont les auteurs dont les recueils de récits ou illustrations inédits paraissent ainsi. Je me découpe les Jazzman, Fluide glacial, Libération, Le lapin... pour collecter tout Blutch. Cherche de mon museau de petit rat, dans les vieux tintin, les inédits d'Andréas. Et dans les vieux Spirou, ceux de Séverin... Je m'achète des collectifs fripons aux humanos pour une histoires de Forest ou de Blutch...
Bref, Tardi bénéficie d'un pool de fans irréductibles, tant mieux pour lui.

Boucq : La dérisoire effervescence des comprimés, p 60

Dans cet album de Boucq, Jérôme Moucherot fait sa première apparition, avant d'avoir ses albums à lui, très moyens... voire, assez mauvais !
Dans "Zapping ascentionnel", les collocataires de l'immeuble des héros de BD se réunissent pour causer figuration narrative... Burma reste assez silencieux.

Tarrin et Neidhart : Monsieur Tue-tout, p 13

Monsieur Tue-pas-tout en fait : Adèle est la seule personne qu'il a épargné !!

mercredi 18 juin 2008

Ferrandez dans le Paris de Tardi

Après les vieux maitres de la BD, Ferrandez s'attaque aux nouveaux. Bon, maintenant un peu daté.

Avec Tardi, on reste un peu dans le même univers, le même registre. Des enquêtes, un léger parfum de mystère dans un Paris désuet...

Adèle Blanc-Sec déboule en 76, et dans sa 4ème aventure (Momies en folie en 78) un méchant déteste les chats, c'est Thomas Rove. Qu'on retrouve en 80 dans la première aventure de l'inspecteur Raffini :

Ferrandez et Rodolphe : #1 L'homme au bigos p7

Nestor Burma est créé plus tard, en 82 (avec Brouillard au pont de Tolbiac), et quand Martin squelette sort, c'est sa 2ème aventure qui est prépubliée dans (à suivre) : 120 rue de la gare, en 88.

Ferrandez et Rodolphe, #4 Martin squelette p42

Le pauvre Burma a l'air de bien se demander se qu'il fabrique ici !

Ferrandez aime bien Tardi. Il n'y a pas si longtemps, il l'a cligné à nouveau (La débauche avec Pennac). Tardi a également cligné L'outremangeur (de Ferrandez et Benacquista).

mardi 17 juin 2008

Lectures de juin -2

J'ai acheté le dernier ouvrage de Duchazeau, parce que j'aime vraiment son trait. J'ai d'ailleurs toute sa production, réalisée en collaboration avec Vehlmann, des trucs quand même un peu décevant, comme tout ce que fait ce jeune scénariste chou-chou de Spirou (à part le premier Marquis d'Anaon, je suis toujours resté un peu sur ma faim). Sauf Dieu qui pue, dieu qui pète, fables assez drôles...
Il en va de Meteor Slim comme des Vaincus... Dessin superbe, à la Blutch, mais l'histoire... Qu'a-t-il voulu raconter ? Que reste-t-il de la lecture de ce livre ? On suit la route d'un guitariste de blues, au début du blues, aux USA... Qui va de villes en villes... et se pose...
Si, restent les leçons de son mentor, croisé de ci de là... sur l'immédiateté de la musique. Quand Meteor Slim pose avec son disque brisé, pour garder une trace papier de sa trace musicale disparue, il retrouve l'espace d'un instant Robert_Johnson... Dont la vie semble avoir servie de base à Duchazeau pour celle de son héros. L'immédiateté de la vie, prendre son pied, prendre la route... prendre la corde pour se pendre... Sa vie est une chanson de blues, ou de Bruce Springsteen, qui fait du blues aussi finalement, un peu habillé de Rock. Parce que quand même, le blues, c'est chiant à la longue, comme le reggae, ou la musique bretonne. Je ne suis pas assez fan, et peut-être que ce livre n'était pas fait pour moi ?
Duchazeau - Le rêve de Meteor Slim
2008 Sarbacane (de son pote Gwen, ça c'est de l'éditeur !)
7/20 (ben ouais)
23 € (ben mon colon !)


En janvier 2007, dans le froid angoumois, je pestais à nouveau à la remise du prix Tournesol, attribué une fois de plus à une BD de petit éditeur, BD non promouvable, oubliable au possible... Les verts ne savent pas se faire connaitre ! Depuis quelques années, Laurent est en contact avec Frémion (de la Fermay), et on réfléchit en automne pour étoffer la sélection des BD écolos, susceptibles d'obtenir le prix. Comme chaque année, je ne trouve désespérément rien, et Laurent se fait bouler par Frémion.
Bon, on boit un coup dans le bar irlandais au milieu de tous ces écolos qui ont réussi à se mettre d'accord (dingue !). Isa se fait dédicacer la BD par Thomas Dupuis et décidément, la BD ne m'attire vraiment pas. On se pointe au festival off des éditions FLBLB, et je me fais dédicacer l'excellent Qui vous a dit que j'étais mort ? de l'excellent Remi Lucas. Gregory Jarry raconte la genèse du bouquin... de fil en aiguille, on reste assister à l'élection présidentielle anticipée de Sarkozy Damien Bokassa. C'est génial, l'ambiance, le délire de Jarry...
Tout ça pour dire que finalement j'achète le bouquin, que Laurent me dit avoir bien aimé... Bon. Il est resté au pied du lit pendant une bonne année, sans que je le lise... Un quasi-record.
Finalement...
Jarry raconte l'Histoire, simplement. Avec des touches drôles, des gags qui courent tout au long du livre (un chauvinisme ridicule qui revient sur la facilité d'apprentissage du français). Son narrateur est "Mon Général", excusez du peu !
Otto T. dessine son histoire, en s'appuyant sur le texte de Jarry, ou pas... En prenant le contre-pied, en racontant autre chose, sur la même idée... une petite histoire dans l'Histoire...
J'ai appris des tas de choses, sur l'histoire française, l'histoire de la colonisation... j'ai bien rigolé aussi... Ben vraiment je vous le conseille ! Comme toutes les productions de ce petit éditeur poitevin !!!
Otto T. et Jarry - Petite histoire des colonies françaises
#1 L'Amérique française - 2006 FLBLB
13/20 (au moins)
13 € (quand même)
 

et demain ça recligne...

lundi 16 juin 2008

Fou de Séverin, éditeur fou

Alors là, c'est mon coté collectionneur qui apparait. Un peu comme pour FOREST. Mais c'est aussi mon coté militant. Alec Séverin est un artiste hors du commun. Au début de ce blog, j'ai un peu raconté ses galères avec ses BD prises dans les tourments des faillites d'éditeurs. Alors Séverin s'édite, sous le label "Several pictures". Il se fabrique, avec des toiles, du fil pour coudre les feuillets, de la colle... Et se distribue, assez mal. Le mieux, c'est de lui téléphoner, ou lui écrire, il est très sympa.

Séverin joue avec la forme, se plait à reprendre l'esthétique des BD d'antan, genre Flash Gordon.

Donc, me voila avec le comix Bill Cosmos #1, repris dans The first book of Bill Cosmos. Séverin s'amuse à nous faire croire que sa BD est traduite de l'américain... Ça aurait pu, avec un décalage typiquement belge. La compilation des 2 numéros "papier" en album est moyenne, notamment à la jonction des 2, où s'accumulent abusivement les fausses pubs de fin de comix et celles de début du suivant.

J'ai trouvé un exemplaire de La Conquête à la librairie l'âge d'or, de passage à Angoulême. Avec un dessin au crayon d'Alec, genre dédicace, et une couverture numérotée et signée, éditée par Several Pictures. Quand je suis tombé (à la comète de Carthage) sur la version tirée en 4 ex, j'ai fait la première folie de ma vie. Cette version est accompagnée d'un original d'un des 4 hors-texte de l'album, et celui-ci en est augmenté de 2 nouveaux (numérotés et signés). C'est beau, unique, et la main de Séverin est partout !

Ce même jour à Angoulême, à la librairie de l'âge d'or, j'ai également acheté La machine, avec couverture et dessin signé d'Alec. Lorsque je suis tombé sur l'édition originale (chez un soldeur, genre à 3 €), j'ai craqué, parce que j'aime bien avoir l'EO, et que la couverture de Several en était un rappel. C'était de l'histoire, et je voulais en garder une trace.

J'ai également le tirage normal et l'édition de luxe de La force de l'éclair. Un peu décevant, parce qu'Alec n'a pas apporté autant de soin que d'habitude : l'édition normale est cousue sobrement, et le cahier bouge dans la couverture. Et l'édition de luxe est juste l'édition normale, intégralement collé sous une couverture cartonnée.

J'ai été désappointé en trouvant à la comète, un A propos de Harry #2 différent du mien... Ca veut dire qu'un collectionneur de Séverin doit avoir toutes les versions, et il s'amuse tellement à en faire, que c'en est impossible. Donc, à partir de ce jour, je me suis calmé, et lorsque je feuillette une version avec des inédits, je peste tout seul dans mon coin, en dévorant des yeux ses superbes dessins...

Je ne suis pas un collectionneur fou. Parce que si j'ai tendance à acheter tout ce que mes auteurs préférés sortent, je sais rester raisonnable : je me suis débarrassé de son Gratin, un peu indigeste, œuvre de jeunesse (avec les cases numérotées dans la page pour bien suivre le récit !!).

dimanche 15 juin 2008

Bis repetitas bisbisbis

Voila, pour quasiment finir avec les doublons de ma bibliothèque...

Comme La patrouille des Libellules ou Bob Marone, la première aventure de Célestin Speculoos était introuvable ! Elle a paru dans Circus en 88 et été édité dans la collection "Sale caractère" par le fameux éditeur grenoblois. Vent d'ouest, petit frère de Glénat, le réédite 16 ans plus tard, avec une fausse couverture et des fausses pages de garde. Les couleurs sont refaites, pour gommer le coté cracra de la première édition mais,
Le résultat est écrit sur la couverture : Affreux ! Et voila-t-il pas que je tombe dessus juste après avoir acheté ce rebidouillage ! Pas de bol. Et tiens, Morel (qui c'est ?) co-scénariste, n'est plus crédité dans la deuxième édition.

La montre aux 7 rubis est paru dans tintin en 78, et édité par Jonas en 80, en noir et blanc. Cette même année, parait (toujours dans tintin) une deuxième aventure d'Udolfo : Le grimoire de Lucifer. Création éditera 6 ans plus tard ces deux récits en couleur, en mentionnant Andréas sur la couverture. Parce qu'Andréas a été la petite main de Paape, sur Luc Orient, Carole détective et Udolfo. Je pense que si j'étais tombé sur la deuxième édition, je me serais bien passé de celle de Jonas... Et le Lombard là-dedans, toujours aussi mauvais éditeur ?

Genèses apocalyptiques était un cadeau envoyé aux adhérents de l'assoce. Il ne devait pas être réédité ni vendu... On en a donc été tous dépossédé quand il reparait 4 ans plus tard, dans la nouvelle collection "Mimolette". Trondheim a tout redessiné. La mise en page est très différente car les pages passent de 4 cases à 4 strips de 4 cases...

Alors qu'il avait dit qu'on ne l'y reprendrait plus, à tout redessiner pour faire plus mieux !!!
Lapinot a été créé à l'assoce, mais une véritable série a été créé chez Dargaud. Voulant étoffer son catalogue (une série qui a de la bouteille marche plus qu'une série qui débute, de même que la couleur se vend bien mieux que le N&B, sauf les mangas, mais c'est pour s'essuyer les fesses) Dargaud lui propose de reprendre Slaloms, et de l'intégrer dans la nouvelle collection. Trondheim reprend tous les dessins ! Il garde le découpage (à une exception près) mais apporte des couleurs moches. Il élimine les traits de vitesse dans les descentes à ski, et ça c'est pas plus mal. Il avoue que ça a été un boulot de bête de somme. Que jamais il ne referai un truc pareil !
Et à mon avis, bien inutile, la première version est beaucoup plus mieux.
Enfin, peut être pas inutile pour le portefeuille de tout ce petit monde de l'édition.

Quelques jours... de Davodeau, je l'ai gardé en double, parce qu'ils sont tous les deux dédicacés (et surtout : le 2ème pour Nat) ! Et que quand même, c'est un petit régal.

Pour finir (quasiment : demain je parle de Séverin), lors d'un voyage à Bruxelles, je me suis acheté un album de la pauvre Franka, édité chez Dupuis (3 malheureux tomes) puis par les Humanos (2 albums cartonnés)... et puis plus rien ! Kuijpers est pourtant un auteur flamand prolifique, mais les traductions ne passent pas la frontière. Et je dois avouer ne pas aimer les BD hollandaises !!! Bon, sauf là, où le dessin est très sympa. J'ai donc acheté Moordende concurrente, 9ème aventure de Franka. En me disant que ça doit pouvoir être compréhensible... ben non en fait. Mais voila que les Humanos rééditent Franka ! Bon, ils commencent par les deux qu'il connaissent, et poursuivent avec Victime de la mode, traduction de Moordende concurrente !! La version est un peu remaniée par l'auteur, les couleurs à nouveau refaites très moches à l'ordi, gommant même un peu le trait... La réédition compte 4 planches de plus, de simple délayage... Très mauvaise adaptation.
Sauf que le crédo des Humanos, c'est la SF, et qu'ils ne suivent pas trop cette série, qui va à nouveau tomber dans l'oubli !! Pourquoi Dupuis n'a pas repris cette série ???

Il y a aussi le cas de Gourous, Derviche & co et Une sacrée salade de Pétillon. Le premier (paru en noir et blanc en 79 au Fromage) et le deuxième (en 83 chez Michel Albin) ont 5 histoires en commun (parues dans Pilote entre 74 et 76 et rééditées dans l'écho des savanes entre 79 et 83). Mais le premier contient 2 récits inédits parus dans Pilote en 75 (La crise, en 4 planches, et Les poulets font la bombe en 12 planches) alors que le deuxième reprend une des première apparition de Palmer : L'affaire de la rue Pfuit (en 6 planches)... parue où ?

samedi 14 juin 2008

Cosey raconte des histoires

Bernard a 58 ans ce jour.

Jamais déçu par ce grand auteur...
Chaque année, depuis 10 ans que je vais à Angoulême, je rêve secrètement qu'il accède à la plus haute marche... En tout cas, il est en haut des miennes !

Jordi Bernet a 64 ans également au'jourdhui ! Sacré jour, belles bougies !!!!

vendredi 13 juin 2008

Maitres de la nuit

Ted Benoit, comme Jacques Ferrandez, a débuté avec Dionnet à Métal hurlant. Et les deux hommes sont tous deux héritiers de la ligne claire... Ferrandez on l'a vu précédemment avec ses clins d'yeux à Hergé et à Jacobs, et Benoit, on le verra un jour (n'a-t-il pas écrit Vers la ligne claire et repris Blake et Mortimer ?).

Il n'est donc pas étonnant de rencontrer dans L'inspecteur Raffini de Ferrandez, une sorte de Ray Banana dans la rue, en face de l'hopital St Benoit.

Ferrandez et Rodolphe : Le maitre de la nuit, planche 4

La station service où on s'arrête un peu plus tard est un peu dans le style de Benoit...

jeudi 12 juin 2008

L'homme aux clindos

L'inspecteur Raffini est une vieille série de Ferrandez et Rodolphe, éditée initialement aux Humanoïdes associés. Le premier album est paru en 80, dans la collection Métal hurlant, du nom du magazine créé en 75 par Dionnet, Moebius et Druillet (transfuges de Pilote).

Ferrandez, amateur de la ligne claire, cligne les grands maîtres :

#1 - L'homme au bigos, p25

Dans cette librairie, les bouquins bien mis en évidence sont :
- Les aventures d'Olrik (le méchant de Blake et Mortimer), intitulé "Maitre du monde".
- Les aventures d'Haddock et Alan (Allan ?) : "Le cargo maudit" (en référence au Crabe aux pinces d'or, où les deux hommes sont un duo, et peut-être Coke en stock, où là, il y a un cargo).
- Sans doute L'énigme de l'Atlantide, de Blake et Mortimer.

Un peu plus loin, la solution des 4 crimes se trouve dans l'annuaire, quand on joint les noms des victimes 2 à 2.

p28

A la croisée des lignes, la cible finale habite "rue Jacobs". Ligne du dessous, on découvre "l'avenue Dionnet". La "rue du vol à voile" me fait penser au sceptre d'Ottokar, mais c'est pas le bon numéro (24 dans Tintin et pas 84 !). Le "boulevard Rastapopoulos", c'est le pote d'Alan (Allan !).

mercredi 11 juin 2008

Boilet est son jardin*

Boilet ne sait pas super bien dessiner. Il se sert de photos, de vidéos qu'il tourne. Il est souvent le propre héros de ses histoires. Il est toujours le héros. Depuis Les veines de l'occident jusqu'à ses récits érotiques autobiographiques d'aujourdhu'i.

Ses copines sont ses héroïnes. "Cassia", copine de son double dans La fille des Ibères, devient  "Catherine", qu'il trompe dans 3615 Alexia. Dans L'épinard de Yukiko, l'héroïne change de visage au fil de ses conquêtes !

*C'est l'expression japonnaise pour dire "je connais Boilet comme ma poche"