dimanche 27 janvier 2019

Voyages à Angoulême #2

Quand je me rends à Angoulême, je m'attarde généralement aux halles, pour chiner des bouquins introuvables, dont des objets d'Alec Séverin, des livres dont j'ignorais l'existence... Je m'attarde juste un moment chez Black & White, où j'achèterai le tirage d'Atom Agency que Schwartz me promet sans jamais aller plus loin...
A New-York : des tas de ptits éditeurs mais pas Les Requins Marteaux. L'assoce, Cornélius, flblb, 6 pieds, Atrabile... Je voulais acheter Lettres d'amour infinies mais le marchand papote... au bout de 10 mn : tant pis. Arnon est là, toujours vivant, à dédicacer généreusement ses séries qu'il poursuit dans l'ombre. A l’hôtel St Simon, l'expo Modan est chiche.

Le moment de la journée, c'est la rencontre Rossi - Bonhomme.

Les Requins sont en face de l'espace Franquin, en off. Il y a une petite expo, une ptite boutique (j'achète 2 pins) et des bdcul en dédicace. En off of off, il y a l'expo de Besseron, où il est présent en dédicace. Les verts remettent le prix de l'année à Moi quelquechose, qui fait suite à Moi assassin, que je viens de finir sans grande conviction. Le prix de la décennie n'est pas remit à F'murrr, trop mort pour être las. C'est l'heure de partir : juste le temps d'enfourner des ptits fours bio et un jus de fruits concomitant.

La rencontre Rossi vs Bonhomme fut passionnante. Rossi est un grand artiste, le genre qui doute mais qui cherche à avancer. Il a été beaucoup question de la transmission... ce qu'il a apporté à Bonhomme ressemble à ce que Jijé lui a rendu... Et ce qu'il doit à Jijé, c'est de poursuivre cette transmission...

Ce que Bonhomme poursuit.
Bonhomme est épatant. Il poursuit la veine classique d'une manière intelligente, en donnant l'énergie de sa jeunesse à ces vieilles lignes... indémodables donc. J'ai enregistré quelques moments, je les retranscrirai un jour. En attendant, ils sont et .

Pas beaucoup d'originaux chez Rutu Modan... Quelques croquis...

Un genre de boite où regarder...

quoi ??
Un fotoplastikon un peu... inutile...

Chez les requins, pas grand monde.

Vivès dédicace ses petits livres très petits. Lumineau s'assoie à coté de lui, Menu arrive... on se casse.

L'expo de Besseron, dans ce lieu étonnant, est rigolote.

Elle se situe au dessus de l'expo Siné, qui mériterait mieux... mais c'est déjà ça, et c'est très bien.

C'est le chef des Verts (des ?) qui remet le prix Tournesol.

Les auteurs causent un peu, leur grand éditeur aussi, et Frémion enfin. Mais l'écologie : on s'en fout maintenant non ? En tout cas, les Verts sont totalement inutiles, ce prix jamais judicieux, jamais médiatisé...
Bon, on boit un coup quoi, avec des vieux qui nous rappellent qu'on a été jeunes, et qu'on y croyait.

Et là : je file récupérer mon chauffeur qui me ramène à Bordeaux, avec ses souvenirs d'Angoulême... l'arrivée à son premier festival et sa rencontre avec Hergé, son entrée dans l'organisation, son amitié avec Lob, ses liens avec les espagnols, son séjour chez Abuli... Un sacré voyage.

-oOo-

Samedi, mon envoyé spécial assiste à la remise des prix

avec une scène que David Prudhomme avait projetée sur son téléphone, et m'avait fait découvrir mercredi, en attendant que Miller finisse en solo son tour d'expo pendant que la foute s'impatientait bêtement dehors.

Christin reçoit son prix Goscinny (!) attribué depuis un moment déjà

Doré est du patrimoine

Une mangaka est grand-prix

Une vieille a fait le meilleure bouquin de l'année...

et c'est sa première bd !! Enfin : "roman graphique" comme on dit quand on pète assez haut.

Le palmarès : rien à dire, ce n'est pas le mien. Pourvu que ça se vende, et que plein de livres en profitent par ricochet.

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