jeudi 21 juin 2018

La fin des ptits micquets

Les auteurs se rebiffent.

Ils se réunissent plus ou moins (les parisiens) pour protester contre le monde de l'édition d'aujourdhui qu'ils n'ont pas changé hier.
"Paye ton auteur" ? Ton copain éditeur, il en dit quoi ?

Pourvu que ça pète bien aujourdhui, sinon il ne se passera rien.

Mais pourquoi prendre ce symbole de Mickey en train de crever ?? Mickey, c'est le symbole de la BD lisse sans âme, sans auteur mais avec des produits dérivés. C'est une machine industrielle qui détruit tout. A mort Mickey !

Vivent les auteurs !

Idéal

Aude Picault entre dans sa 40ème année.

Braud, Terreur et Killoffer

mercredi 20 juin 2018

Bécassine ?

La bande annonce, les extraits, la promo, l'actrice... Rien ne donne envie de voir ce film ! Et pourtant, dieu sait que j'aime les films de Bruno Podalydès.

Les vies d'Henriette

La vie d'Henriette n'est pas facile : elle écrit son journal dans Fluide à partir du #109 en kiosque le 20 juin 1985. Ses 2 premiers albums y seront publiés en 1988... mais Henriette quitte le journal l'année suivante pour rejoindre Monsieur Jean en 1991 aux Humanos. La série change ensuite de nom, et après 3 albums, part chez Spirou et Dupuis, où Monsieur Jean l'accompagne en 2003.

Catel, Avril et Clarke

Denis, Maester et Goossens

Solé, Zep et Tirabosco

mardi 19 juin 2018

Héroïne de BD

Le cbbd vernis son expo "Catel"

du 19 juin au 25 novembre

Garfield et ses amis

Garfield a vu le jour le 19 juin 1978.
C'est un chat de BD comme il y en a tant.

Berco, Crisse et Dany

Dutreix, Neidhardt et Geluck

Ptiluc, Zep et Wasterlain

Will you still need me, When i'm 64

Qui a encore besoin de Phil Man ? Qui se souvient des enfants du rock ?

Reuzé et Fayol : "Le blog de Pol Pot" in Fluide #451

lundi 18 juin 2018

Dans la lumière de la ligne claire

Pasamonik est aveuglé par la ligne claire.

Chaland, Clerc, Colman et Yann

Bourhis, Terreur graphique, Coudray et Warzala

Torres, Dupuy et Berberian, Olislaeger et De Moor

dimanche 17 juin 2018

Fichue méchanceté !

Charlie s'en est allé il y a 13 ans.

JC Menu in Chroquettes p42

3 Bonhomme à la fois

Manque un peu de cohérence, le trait de Berco pour dessiner Matthieu Bonhomme :

Berco : Pas tous à la fois

samedi 16 juin 2018

Lectures de 2018 #11

Collectif : L'argent roi (1994 - Autrement)
L'histoire de Baudoin parle d'un petit moment de sa vie niçoise. Comme d'habitude. C'est beau, comme d'habitude, assez sensible. Il raconte une injustice dont il a été victime. Une injustice muette dont l'argent est un petit élément. Je retiens la façon injuste dont il se rappelle du rêve communiste de son grand-père.
Ott montre un récit sombre à sa carte à gratter... où l'argent maudit est le personnage principal... assez drôle.
Peu d'intérêt au récit de Del Barrio.
L'histoire de F'murrr, décalée, n'apporte rien au sujet. Son personnage principal est un jouet entre les mains de son auteur... dont le caractère et la destinée sont assez improbables.

Collectif : Au fil du Nil #4 (1995 - ERBA)
Ce recueil regroupe des œuvres d'élèves de l'école d'Angoulême. On y trouve des trucs pas terribles, moches, moyens, en devenir, prometteurs... Globalement, la narration BD est loin d'être maitrisée. Sur les 22 auteurs présents, on n'en connait 20 ans plus tard que 8 (Angus, Bertail, Chicault, Lemoult, Marazano, Nemiri, Parnotte, Ristorcelli). C'est con : on a perdu Benoit, Jacob et Varlan.

Mathieu : Otto (2016 - Delcourt)
La partie "artiste contemporain" aurait pu aboutir sur un questionnement intéressant. On plonge malheureusement dans une pseudo humanité glacée, soustendue par des fils scientifiques qui ne tiennent pas. On aurait pu s'enrichir mais non. On tombe dans le mal du siècle : l'aspiration nombriliste.

Winshluss : Smart monkey (2017 - Cornélius / Pierre & Solange)
Je l'avais déjà acheté, et même fait dédicacer (à l'époque où j'aimais rencontrer les dessinateurs). Je suis un fan absolu de Winshluss ! Et même quand il fait de la musique !!
Je l'ai re-acheté, comme j'ai re-acheté Welcome to the death club et Monsieur Ferraille... Ça frôle la folie, je sais. Mais c'est un truc que je fais quand même très rarement, et exclusivement pour mes préférés (Blutch, Trondheim...).
L'album du jour contient un chapitre inédit, et est accompagné d'une toute première version (courte) du récit. C'est un bijou.

Dutreix et Zaoui : Le libéralisme (2018 - Le Lombard / BDTK)
Je n'aime pas trop cette collection, mais je n'aurais pu rater un bouquin de Dutreix. Deux ectoplasmes essayent de comprendre ce qu'est devenu le libéralisme de leur existence tangible. Force est de constater que c'est devenu n'importe quoi, loin de ce qu'ils en espéraient... la liberté, la paix, le progrès pour tous... Il ne s'agit pas juste d'un exposé didactique : on sent une critique certaine des auteurs sur le sujet.

Fabcaro : Moins qu'hier (2018 - Glénat / Aaarg !)
Un tout petit livre tordant, évidemment. Des photographies d'instants de couple, suréalistes ou métaréalistes. C'est fin et intelligent.
C'est le moment, je crois, que Fabcaro se penche sur autre chose, de plus grande ampleur.

oOo

Je ne fréquente plus guère les librairies BD depuis quelques mois... Je lis des romans, de la philo, me suis mis à taper dans ma pile de BD en retard, à visiter plusieurs bibliothèques de la métropole... Mais devant ce constat navrant : "plus rien ne me fait vraiment palpiter", je me suis dit que je n'allais pas gâcher ma vie à être déçu continuellement des lectures de nouveautés insipides alors que ma grande armoire déborde de merveilles que je n'ai pas relu depuis 10, 20, 30 ans !! Alors voilà, aujourdhui : Le Nao de Brown, de Glyn Dillon chez Akiléos. Un bijou incroyable, seul objet de la sorte commit par son auteur. Les ambiances, les caractères, les relations sont décrites pas la bande, par touches invisibles, mais puissantes. Le dessin est assez joli, et les mises en page, les points de vue, le cercle dont on n'a jamais fini le tour, le graphisme du récit parallèle : on est face à un auteur de talent, un narrateur formidable. J'ai relu aussi tous les Luc Leroi de Jean-C Denis, et vraiment : c'est excellent aussi !