jeudi 5 avril 2012

Une solution à la surproduction

La BD est en crise. Les éditeurs vendent du bouquin, sans l'accompagner dans la création, sans le promouvoir une fois paru... bon : à part XIII ou Lanfeust, mis en lumière alors qu'ils n'en n'ont pas besoin (sauf pour vendre encore et toujours plus). Les éditeurs n'ont qu'à piocher pour dégoter un jeune auteur de talent, près à ne pas être payé pour faire son premier livre... L'éditeur fixe le salaire de ses pigistes, sans véritable statut... même pas l'intermitence du spectacle. Les auteurs, en bout de chaine sont le maillon sacrifié. J'en ai marre de les entendre dire qu'ils sont seuls face à l'éditeur (ça me rappelle un vieux dessin), alors qu'il existe des structures pour les défendre (des syndicats). Ils sont seuls à leur table à dessin, dans un monde qui détruit les liens humains au profit des liens HTML. Ils sont en bout de chaine, mais ils sont TOUT. Sardon propose une idée débile, mais pas tant que ça. Ca pourrait nous éviter d'avoir ces milliers de daubes sans âme, ces produits commerciaux, ces cycles à ralonge... La BD y perd ses cases de noblesse. J'ai du mal à me défendre des critiques habituelles ("truc pour gamins", "dessin animé", "XIII"). Mais la BD n'a que ce qu'elle mérite.

Sardon

Et je vous parle pas de la TVA qui grimpe, des supermarchés qui poussent pour la libération du prix du livre... de la montée de la BD numérique (accompagnée de son flot de pourriture de pirates) et de la fin des libraires spécialisés. On parlera BD dans les café BD, dans les raging bulles, dans ces nouveaux lieux de rencontres, et dans les festivals qui sont de moins en moins des foires à la dédicace.
On va revenir à l'auto-micro-édition, on va perdre des auteurs en cours de route... et on va rater des tas de bijoux.

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